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Présidentielle : un responsable souligne l'importance des "jeunes"

Présidentielle : un responsable souligne l'importance des

Le drapeau iranien. Photo d'illustration AFP

 Un haut responsable iranien a souligné mercredi l'importance de la représentation des jeunes à l'élection présidentielle de juin.

"Nous sommes [...] en train de passer un cap générationnel", a déclaré à l'AFP Abbas-Ali Kadkhodaï, porte-parole du Conseil des Gardiens de la Constitution, organe chargé de valider les candidatures des personnes souhaitant concourir à ce scrutin. "De notre point de vue, l'entrée des jeunes [dans le champ politique] est importante aussi et peut être la promesse de voir nos jeunes [...] jouer un rôle à des niveaux élevés du pouvoir exécutif", a-t-il ajouté lors d'un entretien accordé dans ses locaux à Téhéran.

Les Iraniens sont appelés à élire le 18 juin un successeur au président Hassan Rohani, un modéré à qui la Constitution interdit de se représenter après deux mandats consécutifs.

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a appelé à plusieurs reprises ces derniers mois à une participation massive au scrutin, émettant le souhait que celui-ci fasse émerger de jeunes dirigeants alors que la génération de ceux qui ont fait la révolution de 1979 ayant instauré la République islamique prend de l'âge.

La période de dépôt des candidatures à la présidentielle devant le Conseil des Gardiens court du 11 au 15 mai.

A la date de mercredi, plus d'une vingtaine de personnalités publiques ont annoncé officiellement leur intention de se présenter.

Mais plusieurs figures politiques de premier plan, comme l'ancien président du Parlement Ali Larijani (conservateur modéré), son successeur Mohammad Bagher Ghalibaf (conservateur), le chef de l'Autorité judiciaire Ebrahim Raïssi (ultraconservateur) ou encore le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (modéré) laissent planer le doute sur leurs intentions.

Après l'abstention record aux législatives de février 2020 (plus de 57%) marquées par la disqualification massive de candidats réformateurs et modérés, la participation reste la grande inconnue à moins de deux mois de la présidentielle.

La participation "dépend pour une part de l'activité des candidats et peut-être que la présence de certains individus peut augmenter la participation ou que leur absence ne l'affecte pas trop" a déclaré M. Kadkhodaï. Mais "je ne pense pas que la participation [se révèle en juin] plus basse qu'elle ne l'a été auparavant", a-t-il ajouté. Certes, "le mieux est d'avoir le plus grand nombre de votants", a jugé M. Kadkhodaï, mais "d'un point de vue légal, si quelqu'un gagne [l'élection avec une faible participation], cela ne veut pas dire [qu'il] n'a pas de légitimité."


 Un haut responsable iranien a souligné mercredi l'importance de la représentation des jeunes à l'élection présidentielle de juin."Nous sommes [...] en train de passer un cap générationnel", a déclaré à l'AFP Abbas-Ali Kadkhodaï, porte-parole du Conseil des Gardiens de la Constitution, organe chargé de valider les candidatures des personnes souhaitant concourir à ce scrutin....