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Deux frères suspectés d'être liés à la contrebande de Captagon vers Riyad arrêtés

Deux frères suspectés d'être liés à la contrebande de Captagon vers Riyad arrêtés

Le ministre sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, en tournée d'inspection aux frontières-nord du Liban, le 2 mai 2021. Photo ANI

Deux frères suspectés d'être impliqués dans la contrebande d'amphétamines vers l'Arabie saoudite ont été arrêtés, a annoncé dimanche le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, au cours d'une tournée d'inspection aux frontières nord et est dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue après une saisie en Arabie d'une cargaison de Captagon en provenance du Liban.

Riyad a décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre toute importation de fruits et de légumes du Liban, les amphétamines saisies ayant été cachées dans une cargaison de grenades.

"Nous avons mis au jour deux complices et l'enquête suit son cours", a déclaré le ministre dans un entretien avec la chaîne télévisée locale MTV. Après son inspection des passages illégaux utilisés pour les trafics en tous genres avec la Syrie, Mohammad Fahmi a affirmé qu''aucun État ne peut contrôler à 100% sa frontière" et qu'il n'y avait pas de preuves que le Hezbollah soit impliqué dans l'affaire. "L'État prendra les mesures nécessaires à l'égard de ceux ayant trempé dans cette affaire", s'est-il borné à dire. 

Arrivé dans le Nord à bord d'un hélicoptère militaire, le ministre, escorté par plusieurs soldats et officiers, a été informé de la situation par le colonel Milad Saliba. M. Fahmi a salué la coopération entre l'armée et les forces de sécurité, rappelant que le trafic frontalier "est antérieur à 1975", date du début de la guerre civile qui a duré 15 ans.

La suspension des importations de fruits et légumes libanais, qui vise selon Riyad à pousser les autorités de Beyrouth à trouver une solution radicale aux opérations de narcotrafic vers le royaume wahhabite, intervient alors que le pays est confronté à une crise financière, économique et sociale sans précédent. Le Koweït, Bahreïn, le sultanat d’Oman et les Émirats arabes unis se sont empressés d’exprimer leur approbation de la mesure saoudienne. Les responsables libanais ont demandé lundi dernier à l’Arabie de revenir sur sa décision, affirmant leur détermination à renforcer la lutte contre la contrebande. Le président de la République, Michel Aoun, a demandé au ministre Fahmi d'assurer le suivi de cette affaire avec les autorités de Riyad. Le chef de l'État avait également exhorté "les services de sécurité à renforcer la lutte contre les opérations de contrebande et ceux qui sont derrière cette pratique", assurant que le Liban ne voulait en aucun cas porter atteinte à l'Arabie saoudite. Mais Riyad semble inflexible jusque-là sur sa décision.

Deux frères suspectés d'être impliqués dans la contrebande d'amphétamines vers l'Arabie saoudite ont été arrêtés, a annoncé dimanche le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, au cours d'une tournée d'inspection aux frontières nord et est dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue après une saisie en Arabie d'une cargaison de Captagon en provenance du Liban.Riyad a décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre toute importation de fruits et de légumes du Liban, les amphétamines saisies ayant été cachées dans une cargaison de grenades."Nous avons mis au jour deux complices et l'enquête suit son cours", a déclaré le ministre dans un entretien avec la chaîne télévisée locale MTV. Après son inspection des passages illégaux utilisés pour les trafics en tous genres avec la Syrie, Mohammad...