Un vaccin contre le coronavirus. Photo d'archives AFP
Le président du comité national en charge de la campagne de vaccination, le Dr Abdel Rahman Bizri, a affirmé lundi que la situation épidémiologique du Liban demeurait critique, notamment au vu du faible nombre de vaccinations, et que l'immunité collective était encore loin, lors d'un entretien accordé à la radio Voix du Liban.
"Nous sommes toujours au quatrième niveau épidémique, le danger est encore présent", a averti le médecin. "Si l'amélioration de la situation se poursuit, nous passerons au troisième niveau et il pourra y avoir un assouplissement de certaines mesures", a-t-il dit. On observe depuis plusieurs semaines une tendance à la baisse des contaminations, décès et hospitalisations dans le pays.
"Environ 10% des Libanais ont été contaminés depuis la propagation du virus dans le pays en février 2020. Entre 7 et 8% ont reçu la première dose de vaccin", a annoncé le responsable. Seulement 3,6% des adultes ont reçu les deux doses nécessaires. "Le taux de vaccination n'a pas encore atteint 10% (de la population)", a estimé le Dr Bizri, notant toutefois déjà "une incidence" sur la pandémie. "L'immunité collective est encore loin", a-t-il jugé.
Toujours sur le plan de la vaccination, Abdel Rahman Bizri a annoncé qu'"une cargaison de vaccins AstraZeneca était arrivée à l'aéroport de Beyrouth, mais attendait l'inspection finale". "La fréquence d'arrivée des cargaisons de vaccins Pfizer baissera en mai. Cependant d'autres quantités pourront arriver au Liban via la plateforme Covax", a-t-il ajouté.
Depuis mi-février, le Liban a réceptionné 469.170 doses du vaccin Pfizer/BioNTech, en plus d'un premier lot de vaccin produit par AstraZeneca/Oxford et d'un don de 50.000 doses du produit chinois Sinopharm. Le vaccin russe Spoutnik V est pour sa part importé par le secteur privé, mais certaines livraisons prévues se font toujours attendre.


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