Le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun. Photo d'archives/AFP
L'armée libanaise a démenti mercredi matin la tenue d'une réunion entre son commandant en chef, Joseph Aoun, et l'ambassadeur d'Arabie saoudite au Liban, Walid Boukhari, et qui aurait porté sur l'aide à la troupe, comme l'affirme le quotidien Al-Akhbar dans son édition du jour.
"Un journal local a fait part ce matin d'une réunion tenue loin des médias entre le général Joseph Aoun et l'ambassadeur saoudien, Walid Boukhari", a annoncé l'armée. "Toutes les réunions du commandant en chef de l'armée sont annoncées par des déclarations officielles publiées quotidiennement sur notre site web et la rencontre avec l'ambassadeur d'Arabie n'a pas eu lieu, comme le prétend ce journal", a affirmé la troupe. Elle a toutefois souligné qu'elle accueillait favorablement "toute réunion ayant pour but de soutenir l'institution militaire, surtout en ces circonstances difficiles".
Ce démenti intervient alors que les relations entre Beyrouth et Riyad ont été ternies, en fin de semaine dernière, par l'annonce de la suspension des importations par l'Arabie saoudite de produits agricoles libanais pour lutter contre le trafic de stupéfiants, après la saisie de millions de pilules de captagon cachées dans une cargaison de grenades en provenance du Liban. Les autorités libanaises ne sont pas parvenues à convaincre Riyad de revenir sur sa décision ni de laisser entrer dans le royaume les tonnes de fruits et agrumes actuellement bloqués dans des camions à la frontière saoudienne.
Hier, M. Boukhari a affirmé sur son compte Twitter que "depuis le début de 2020 et jusqu’au mois d’avril 2021, 57 184 900 comprimés d’amphétamine ont été saisis", manifestant une détermination à ce que l’interdiction reste en vigueur jusqu’à ce que le Liban mette en place un système de contrôle efficace des marchandises destinées à l’exportation.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine