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Le sit-in des transporteurs routiers devant les centres d'inspection mécanique reporté au jeudi 29

Le sit-in des transporteurs routiers devant les centres d'inspection mécanique reporté au jeudi 29

Un panneau annonçant l'entrée d'un centre d'inspection mécanique au Liban. Photo ANI

L'Union des syndicats des transporteurs routiers au Liban a annoncé un report de 24 heures, de mercredi à jeudi, des sit-in prévus devant les centres d'inspection mécanique du pays, afin de faire entendre leurs revendications sociales et de réclamer que soit réglé le dossier de la mécanique, qui opère, selon les syndicats, de manière illégale. 

Lors d'une réunion syndicale, le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, a réitéré son appel à ce que les centres d'inspection mécanique soient gérés par l'Etat et non plus par une société mandataire, et que leurs employés soient assimilés à des fonctionnaires. Il a encore dénoncé "l'humiliation" subie par les citoyens qui doivent attendre de longues heures dans les files de voiture devant les centres d'inspection, "alors qu'ils doivent déjà faire la queue devant les stations-services, les boulangeries et les hôpitaux" sur fond de crise socioéconomique sévère dans le pays. M. Asmar a par ailleurs appelé à ce que l'Etat garantisse que les chauffeurs de transports publics puissent se fournir en carburant "à des prix raisonnables" et mis en garde contre toute levée des subventions, appliquées aux importations notamment d'hydrocarbures, de farine, de médicaments et de produits de première nécessité "tant qu'une alternative n'a pas été trouvée". 

De son côté, le président de l'Union des syndicats des transporteurs routiers, Bassam Tleiss, a déploré ne pas avoir reçu de réponse de la part du ministre sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, concernant les revendications du secteur, et notamment la suspension de l'inspection mécanique. Il a dans ce cadre exhorté les conducteurs à rejoindre le mouvement de contestation jeudi, affirmant qu'ils continueraient à bloquer les centres d'inspection "jusqu'à ce que leurs revendications soient entendues". Il a toutefois précisé que cette action serait "pacifique". 

Les chauffeurs routiers souffrent particulièrement de la crise économique qui sévit dans le pays et de la chute de la livre libanaise par rapport au dollar. Les prix du carburant ont fortement augmenté ces derniers mois. En outre, les pénuries et rationnements du carburant à la pompe sont de plus en plus courants au Liban. Jusqu’à présent, l’importation de carburant était subventionnée par la Banque du Liban au taux officiel de 1 507,5 livres libanaises pour un dollar, alors que le taux de change sur le marché parallèle oscille autour de 12 400 LL. Toutefois, une levée de ces subventions sur les denrées essentielles est prévue dans les prochains mois, les réserves de la BDL arrivant à épuisement.

L'Union des syndicats des transporteurs routiers au Liban a annoncé un report de 24 heures, de mercredi à jeudi, des sit-in prévus devant les centres d'inspection mécanique du pays, afin de faire entendre leurs revendications sociales et de réclamer que soit réglé le dossier de la mécanique, qui opère, selon les syndicats, de manière illégale. Lors d'une réunion syndicale, le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, a réitéré son appel à ce que les centres d'inspection mécanique soient gérés par l'Etat et non plus par une société mandataire, et que leurs employés soient assimilés à des fonctionnaires. Il a encore dénoncé "l'humiliation" subie par les citoyens qui doivent attendre de longues heures dans les files de voiture devant les centres...