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Election à une Commission de l'ONU : "une insulte" aux "femmes iraniennes"

Election à une Commission de l'ONU :

Un drapeau iranien. Photo d'archives AFP

Trois associations de femmes iraniennes en France, Italie et Suède dénoncent comme une "insulte" faite "à toutes les femmes iraniennes" l'élection cette semaine de l'Iran en tant que membre de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (CSW) pour un mandat de quatre ans.

"Nous soussignées, associations des femmes, considérons l'élection du régime extrêmement misogyne de l'Iran en tant que membre de la CSW une insulte à toutes les femmes iraniennes, principales victimes de ce régime durant les quatre dernières décennies", écrivent dans une tribune transmise vendredi à l'AFP l'Association des femmes iraniennes en France (AFIF), l'Associazione delle Donne Democratiche Iraniane (ADDI) en Italie et l'association Iranska kvinnosamfundet i sverige, en Suède.

Mardi, le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) a élu, notamment, l'Iran à la CSW pour un mandat de quatre ans, qui commencera à la première réunion de la soixante-septième session en 2022.

La CSW est le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes.

"Nous appelons tous les gouvernements, institutions et associations à condamner cette décision qui va à l'encontre de +la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes+ en Iran", exhortent ces trois associations.

Elles relèvent que le Rapporteur spécial de l'ONU sur les droits humains en Iran, Javaid Rehman, soulignait en mars dans un rapport être "profondément préoccupé par la discrimination persistante à l'égard des femmes et des filles dans les sphères publique et privée, qui est consacrée par la Constitution de la République islamique d'Iran ainsi que par le droit et la pratique".

Il a jugé "regrettable que le gouvernement iranien n'ait pas accepté 14 recommandations concernant la ratification de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes" et relevé que les "valeurs patriarcales et les comportements misogynes imprègnent de nombreux aspects de la vie familiale en Iran".

Dans ce pays, la loi confère aux femmes un statut légal inférieur aux hommes et impose le port du voile dans l'espace public. Mais la République islamique a aussi énormément oeuvré pour l'instruction des femmes, facteur d'émancipation.

Dans un message vidéo devant le Parlement suédois, diffusé vendredi sur Twitter, Masih Alinejad, militante féministe iranienne vivant aux Etats-Unis et qui est à l'origine du mouvement antivoile en Iran, a jugé inacceptable qu'un "régime qui n'autorise pas les femmes à prendre des décisions pour leurs propres corps soit élu pour superviser la condition des femmes à travers le monde". "Aux yeux du régime iranien, toute femme qui se bat pour ses droits fondamentaux est une criminelle", a-t-elle fustigé.


Trois associations de femmes iraniennes en France, Italie et Suède dénoncent comme une "insulte" faite "à toutes les femmes iraniennes" l'élection cette semaine de l'Iran en tant que membre de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (CSW) pour un mandat de quatre ans."Nous soussignées, associations des femmes, considérons l'élection du régime extrêmement misogyne de...