Le personnel médical d'un hôpital devant une ambulance à Beyrouth le 19 janvier 2021. Photo d'archives Marc Fayad
Le Liban a enregistré 39 décès et 1.900 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures, selon le rapport publié dimanche soir par le ministère de la Santé. Le bilan du jour porte à 510.403 le nombre cumulé des cas enregistrés depuis février 2020, au nombre desquels figurent 6.925 décès. Comme cela est désormais le cas le dimanche, le ministère de la Santé n'a pas fourni dans son bilan quotidien les statistiques relatives aux guérisons, au nombre de tests effectués au cours des dernières 24h ou aux hospitalisations.
Samedi, une nouvelle cargaison de 47.970 doses du vaccin Pfizer/BioNTech contre le coronavirus était arrivée à Beyrouth, la dixième réceptionné depuis le 14 février. En tout, le pays aura ainsi réceptionné 391.950 doses de ce vaccin, en plus des cargaisons du vaccin produit par AstraZeneca/Oxford, du chinois Sinopharm et du russe Spoutnik V. Ces deux derniers sont importés par le secteur privé. Au cours des deux derniers mois, plus de 237.000 personnes ont reçu au moins une dose de ces vaccins, dont plus de 126.000 ont déjà reçu la seconde dose. Cela représente, selon les chiffres fournis par le ministère de la Santé, respectivement 5 % et 2,7 % de la population de plus de 18 an éligible au vaccins.
Entre-temps, le bureau du Courant du Futur dans le Akkar avait appelé samedi soir les habitants de cette région souhaitant se faire vacciner à s'inscrire, soulignant qu'un stock du vaccin Spoutnik Light, qui ne nécessite qu'une seule dose, avait été assuré par le Premier ministre désigné Saad Hariri. L'utilisation de ce vaccin n'a pas encore été approuvée par les autorités sanitaires libanaises.
Pour éviter une forte hausse des contaminations pendant le mois de ramadan, comme cela avait été le cas après les fêtes de fin d'année, un couvre-feu de 21h30 à 5h a été instauré dans tout le pays. Il est par ailleurs interdit d'installer des tentes et d'organiser des banquets pour l'iftar, et les instances religieuses doivent limiter la fréquentation des lieux de culte à 30% de leur capacité d'accueil. Les restaurants peuvent ouvrir jusqu'à 21h30, tandis que les bars et boîtes de nuit demeurent fermés et les rassemblements sociaux prohibés. Les mesures établies lors des précédentes phases de déconfinement restent, elles, en vigueur. Elles prévoient entre autres l'obtention d'autorisations sur la plateforme "Impact" pour certains déplacements, notamment pour se rendre dans des lieux considérés "à risque" comme les supermarchés, les banques et les centres commerciaux.

