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Dernières Infos - Frontière maritime sud

Le Front du 17 Octobre demande à Aoun de signer le décret élargissant la zone libanaise

Le Front du 17 Octobre demande à Aoun de signer le décret élargissant la zone libanaise

Une base de la Finul, à Naqoura, près de la frontière entre le Liban et Israël, le 11 novembre 2020. Photo d'archives REUTERS/Aziz Taher

Le Front du 17 Octobre, un collectif opposé au pouvoir en place, a demandé vendredi au chef de l'Etat, Michel Aoun, de signer l'amendement du décret 6433/2011 qui donne au Liban un droit supplémentaire sur 1430 km2 dans le tracé de la frontière maritime avec Israël sur fond d'exploitation d'hydrocarbures offshore.

Lors d'une conférence tenue au Club de la presse, le Front a demandé au président Aoun et à tous les responsables de signer le projet de décret qui modifie le décret 6433 et de "l'envoyer à l'ONU d'ici une semaine au plus tard". Le collectif a également demandé au cabinet sortant de Hassane Diab de tenir une réunion "exceptionnelle" consacrée à cette question, alors que le Premier ministre sortant refuse une telle demande, estimant qu'elle n'entre pas dans le cadre de l'expédition des affaires courantes.

"Nous n'avons plus le luxe du temps, alors que certains estiment que la signature du chef de l'Etat pourrait être contestée", a souligné le général à la retraite Sami Ramah. "Qui oserait contester une telle décision au Liban ? Personne. Si Israël veut la contester, qu'il le fasse. Il s'agit de nos ressources. Ceux qui contestent cela affectent les générations à venir", a-t-il mis en garde.

Les négociations sur la démarcation de la frontière maritime entre le Liban et Israël sont suspendues depuis décembre 2020, alors qu'elles sont particulièrement cruciales pour un Liban en plein effondrement économique et qui veut lever tous les obstacles à la prospection d'hydrocarbures en Méditerranée. En 2018, le gouvernement de Beyrouth avait signé son premier contrat d'exploration avec un consortium international formé des groupes français Total, italien ENI et russe Novatek. Cependant, une partie de l'un des deux blocs concernés par les travaux, le bloc numéro 9, déborde sur la zone disputée avec Israël. L'État hébreu a confié de son côté l'exploitation du champ gazier de Karish, au nord de sa Zone économique exclusive (ZEE) et donc dans la région frontalière avec le Liban, à la société grecque Energean.

Dernièrement, l'Etat libanais a fait monter les enchères dans les négociations, notamment avec le projet de décret 6433/2011 qui donne au Liban un droit supplémentaire sur 1430 km2 dans le tracé de la frontière. Les négociateurs et experts libanais avaient soulevé l'importance de cet amendement qui prévoit un élargissement de la ZEE du Liban afin de donner du poids aux revendications de Beyrouth face à l'État hébreu. Le chef de l'Etat, Michel Aoun, avait par la suite fait de ce texte son cheval de bataille pendant plusieurs semaines. Pourtant, après paraphe du document par les ministres concernés, il a refusé d'y apporter son approbation exceptionnelle, conditionnant toute signature par un consensus en Conseil des ministres. Le cabinet sortant de Hassane Diab est pourtant uniquement chargé de la gestion des affaires courantes et ne peut pas donc se réunir normalement.


Le Front du 17 Octobre, un collectif opposé au pouvoir en place, a demandé vendredi au chef de l'Etat, Michel Aoun, de signer l'amendement du décret 6433/2011 qui donne au Liban un droit supplémentaire sur 1430 km2 dans le tracé de la frontière maritime avec Israël sur fond d'exploitation d'hydrocarbures offshore.Lors d'une conférence tenue au Club de la presse, le Front a demandé au...