Le Premier ministre sortant, Hassane Diab, présidant une réunion au Grand Sérail, à Beyrouth, sur la crise du pain que traverse actuellement le Liban. Photo fournie par le Grand Sérail
Le Premier ministre sortant, Hassane Diab, a reçu jeudi au Grand Sérail plusieurs représentants syndicaux du secteur de la fabrication du pain, qui refusent depuis une semaine de distribuer leurs produits aux commerces afin de protester contre les tarifs imposés par le ministère de l'Economie.
Pour tenter de résoudre cette "crise du pain", M. Diab a notamment reçu le chef de la Confédération générale des travailleurs libanais, Béchara el-Asmar, le président du syndicat de l'industrie du pain, Tony Seif, le secrétaire général du syndicat des boulangers de Beyrouth, Mohammad Chaalan, le président du rassemblement des propriétaires de boulangeries arabes, Riad el-Sayyed et celui du syndicat des propriétaires de boulangeries du Nord, Tarek el-Mir, en présence du ministre sortant de l'Economie, Raoul Nehmé, selon un communiqué publié par la présidence du Conseil.
M. Nehmé doit ensuite se réunir avec ces représentants syndicaux afin de mettre en place un mécanisme permettant de résoudre la crise.
Le 8 avril dernier, les boulangeries avaient décidé de limiter jusqu’à nouvel ordre la vente du pain à leurs propres établissements, sans distribution dans d'autres commerces, une décision qui a provoqué ces derniers jours de longues files d'attente devant certaines boulangeries et la colère des distributeurs de pain. Une action destinée à dénoncer le fait que le ministre Raoul Nehmé "prenne des décisions relatives au secteur sans l’avis des syndicats, notamment sur les tarifs".
Le ministère de l’Économie, qui fixe le prix du pain arabe au Liban, avait annoncé la semaine dernière une augmentation du poids du paquet de pain (rabta) pour le même prix, soit une diminution de 5,73% du prix du grand paquet de pain, la seconde en un mois, en raison de la baisse mondiale des cours du blé. Une première baisse avait été motivée par une hausse du taux subventionné par la Banque du Liban de 85 à 100% des importations de blé. Des diminutions dénoncées par les boulangeries qui disent peiner à rentrer dans leurs frais, notamment en raison de l'augmentation des prix d'autres matériaux, comme les sachets en plastique, et du carburant.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine