Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Adwan en faveur de l'adoption de l'amendement au décret sur la frontière maritime avec Israël

Adwan en faveur de l'adoption de l'amendement au décret sur la frontière maritime avec Israël

Le député des Forces libanaises George Adwane. Photo d'archives ANI

Le député des Forces libanaises (FL), Georges Adwan, a affirmé mercredi que la question de la modification du décret 6433, qui prévoit une révision de la frontière maritime méridionale en y ajoutant une superficie supplémentaire de 1.430 km2 au profit du Liban, était une question souveraine. Il s'est prononcé en faveur de l'adoption d'un tel amendement.

Ces déclarations interviennent au lendemain du refus du président de la République, Michel Aoun, de signer ce projet de décret, estimant qu’il appartient au gouvernement, même d’expédition des affaires courantes, de l’approuver en raison de son importance et des conséquences qu’il pourrait avoir. Le président de la République et le Premier ministre sortant, Hassane Diab, se renvoient la balle pour endosser la responsabilité de l'approbation de l'amendement, dans un contexte de course aux hydrocarbures offshore en Méditerranée orientale.

Le projet d'amendement du décret 6433 datant de 2011, paraphé lundi par les ministres sortants des Travaux publics et des Transports, Michel Najjar, et de la Défense, Zeina Acar, corrige la carte transmise à l’ONU durant cette année, en prenant en compte une note du commandement de l’armée qui rectifie le tracé frontalier maritime en y ajoutant une superficie supplémentaire de 1 430 km2 qui revient de droit au Liban. Le texte avait par la suite été envoyé par Hassane Diab au président Aoun pour "approbation exceptionnelle", étant donné que le gouvernement est uniquement chargé de l'expédition des affaires courantes et ne peut normalement pas se réunir pour approuver le texte. Mais la présidence de la République a refusé mardi d'accorder son approbation exceptionnelle à ce projet d'amendement, créant un blocage sur cette question.

"La question de la modification du décret 6433 est d'une importance nationale car c'est une question souveraine", a affirmé le député affilié aux FL depuis le Parlement.

"Quand vous avez un comité qui négocie avec ce sens du professionnalisme et des responsabilités, il est de notre devoir, en tant que Libanais, de le soutenir", a estimé Georges Adwan, en référence aux réclamations des négociateurs qui composent la délégation libanaise envoyée pour discuter avec Israël. "Cela nous apprend que l'État libanais et l'armée sont les plus prudents et devraient être responsables de notre souveraineté. Nous avons une armée dont nous pouvons être fiers et des officiers professionnels et responsables", a renchéri M. Adwan.

Le député s'est aussi dit favorable à l'adoption de l'amendement du décret qui adopte une ligne plus conforme aux possessions libanaises, la ligne 29. "Si nous l'adoptons, nous pouvons le défendre avec tous les articles juridiques et accords internationaux, alors que nous ne pouvons pas défendre la ligne actuelle", a-t-il jugé.

"Israël travaille dans le champ Karich et l'adoption de cette nouvelle ligne de tracé des frontières empêchera Israël d'opérer dans cette zone car ce sera un domaine controversé", a-t-il fait savoir, soulignant l'importance de cette question pour l'exploration et l'exploitation des ressources énergétiques offshore pour le pays du Cèdre.

Dans ce contexte, le député a demandé à Hassane Diab, de convoquer le cabinet pour une session au plus vite afin de modifier le décret 6433 et l'envoyer immédiatement aux Nations unies, espérant qu'il "mette de côté toutes les considérations de quelque nature qu'elles soient face à l'intérêt national supérieur". "S'il ne fait pas ce pas, je me tourne vers le président de la République pour lui demander de signer le décret car il a la charge de l'intérêt national et de la Constitution", a-t-il ajouté.

Le Liban et Israël ont entamé en octobre 2020 des négociations indirectes sur la démarcation de leur frontière maritime sous l'égide des Nations unies et avec la médiation américaine, mais elles sont interrompues depuis décembre.

Le député des Forces libanaises (FL), Georges Adwan, a affirmé mercredi que la question de la modification du décret 6433, qui prévoit une révision de la frontière maritime méridionale en y ajoutant une superficie supplémentaire de 1.430 km2 au profit du Liban, était une question souveraine. Il s'est prononcé en faveur de l'adoption d'un tel amendement.Ces déclarations interviennent au lendemain du refus du président de la République, Michel Aoun, de signer ce projet de décret, estimant qu’il appartient au gouvernement, même d’expédition des affaires courantes, de l’approuver en raison de son importance et des conséquences qu’il pourrait avoir. Le président de la République et le Premier ministre sortant, Hassane Diab, se renvoient la balle pour endosser la responsabilité de l'approbation de l'amendement,...