Rechercher
Rechercher

Économie

La hausse des prix alimentaires au Liban est la plus élevée dans le MENA, selon la BM

L’« indice fattouche », qui mesure le coût de fabrication de cette salade traditionnelle pour une famille de 5 personnes, a augmenté de 210 % en glissement annuel.

La hausse des prix alimentaires au Liban est la plus élevée dans le MENA, selon la BM

Dans son étude intitulée « Traqueur de crise » qui examine l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les prix des aliments sur la période allant du 14 février 2020 au 30 mars 2021, le bureau de la zone du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) de la Banque mondiale (BM) a indiqué que le Liban a connu la plus forte augmentation des prix alimentaires parmi les 20 pays de cette région du monde (Malte incluse). Et ce malgré les subventions par la Banque du Liban (BDL) du blé et de plusieurs autres denrées alimentaires au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar pour le premier depuis octobre 2019 et de 3 900 livres pour les seconds depuis mai dernier, alors qu’actuellement, le taux du marché parallèle tourne autour des 12 000 livres. Ces mécanismes n’ont pas empêché une hausse conséquente des prix, le taux d’inflation des prix alimentaires étant estimé à 402,25 % à décembre 2020. La dépréciation de la livre, de plus de 85 %, et le fait que plusieurs commerçants soient accusés de stocker de la marchandise subventionnée ou de la revendre plus chère au Liban ou à l’étranger, ont contribué à cette forte augmentation. Certains produits ont d’ailleurs été retirés de la liste des biens alimentaires subventionnés à la mi-mars. Alors qu’aujourd’hui commence le mois du ramadan, les familles musulmanes verront donc le budget alimentaire pour cette fête augmenter au vu de la hausse des prix des denrées alimentaires et des boissons non alcoolisées de 417,07 % en février en glissement annuel. La BM a ainsi indiqué que les prix alimentaires ont faiblement augmenté dans la majorité des pays (inférieurs à 5 %), sauf pour le Liban, la Syrie, Djibouti, l’Égypte, l’Iran, le Koweït, le Maroc, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Tunisie, le Yémen et Malte. Le pays du Cèdre fait partie du top 4 des pays qui ont été « les plus impactés » (avec la Syrie en crise depuis 2011, le Yémen en guerre et l’Iran qui subit des sanctions internationales). Dans son évaluation printanière, le Fonds monétaire international rappelle qu’une augmentation de 2 points de pourcentage des prix alimentaires a tendance à augmenter de 0,24 % la malnutrition dans le monde.

Lire aussi

Au Liban, un ramadan plombé par l’hyperinflation


L’étude prend en considération cinq catégories principales d’aliments : les glucides, les produits laitiers, la viande, ainsi que les fruits et légumes. Sur les 14 produits pris en compte, le Liban dépasse l’augmentation de 20 % sur 13 d’entre eux, à l’exception du pain, dont le prix est fixé par le ministère de l’Économie et du Commerce. La Syrie en compte 8, Djibouti 7, l’Iran et Malte 4 chacun, le Yémen 3, le Maroc 2, et l’Égypte, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Tunisie, un seul produit.

Au Liban, la palme d’or de la hausse des prix de l’alimentaire revient, sans surprise, aux viandes bovines, fraîches ou congelées, qui ont bondi de 114,7 % entre le 14 février 2020 et le 30 mars 2021, alors que la moyenne régionale est de 11,35 % selon nos calculs. Les viandes de poulet, fraîches ou congelées, dont une partie est élevée localement mais possède des coûts en devises, comme le fourrage ou les vaccins, ont connu une augmentation plus faible, mais toutefois conséquente de 72,8 % (contre une hausse régionale de 16,16 %). Les œufs, eux, ont connu une hausse de 115,4 % durant la période étudiée (contre 7,73 % pour la région), bien plus élevée donc que la viande de poulet. Quant au lait liquide, il a augmenté de 71 % (contre 5,34 %), tandis que le fromage a connu une hausse de 26,3 % (contre 5,26 %).

Les autres aliments, comme les féculents ou les fruits et légumes, sur lesquels les Libanais se sont rabattus, pouvant difficilement acheter de la viande considérée à présent comme un luxe, ne sont pas en reste. Le riz, un aliment essentiel de la cuisine libanaise, a vu ses prix augmenter de 106 % (contre la moyenne régionale de 9,47 %). Idem pour le prix des fruits et légumes : les bananes ont connu une hausse de 105,3 % (contre 10,29 %), les tomates de 96 % (contre 7,26 %), les oignons de 83 % (19,69 %), la laitue de 77,1 % (4,15 %), les pommes de terre de 79,6 % (5,93 %), les oranges de 64,4 % (8,1 %) et les pommes de 67,9 % (5,8 %).

Enfin, le pain a connu une variation bien plus faible que les autres produits avec une augmentation de 15,1 %, soit le produit dont le prix est le plus proche de la moyenne régionale de 10,2 %. Cette évolution a été calculée avant la baisse du prix du pain décidée la semaine passée.

Lire aussi

Au Liban, les prix à la consommation démarrent l’année verticalement


Les chiffres de la BM ne sont pas les seuls à montrer une baisse drastique du pouvoir d’achat des Libanais quant à leurs dépenses alimentaires. Selon Nasser Yassine, professeur à l’Université américaine de Beyrouth, l’« indice fattouche », qui mesure le coût de fabrication de cette salade traditionnelle pour une famille de 5 personnes, a augmenté de 210 % en glissement annuel (contre 36 % en 2020 et 3 % en 2019) sur la période du jeûne de ramadan qui débutera la semaine prochaine. D’habitude, c’est le ministère de l’Économie et du Commerce qui élabore cet indice pour mesurer les variations des prix de plusieurs denrées alimentaires pendant cette période, en particulier les 14 ingrédients qui la composent : ail, citron, concombre, huile d’olive, laitue, menthe, oignon, pain, persil, pourpier, radis, sel, sumac, tomate. La valeur de l’indice est calculée à partir de la moyenne pondérée des prix de ces denrées. Il ne prend toutefois pas en considération l’évolution du prix des viandes, des œufs ou encore du poisson, qui le ferait bondir. Cette salade est incluse dans le budget mensuel pour l›iftar (repas qui rompt la période de jeûne) pour une famille de 5 personnes – avec en plus une soupe de lentille, du poulet et du riz, soit en excluant les dattes et le yaourt –, qui a plus que doublé en un an, passant de près de 600 000 livres en 2020 à plus de 1,6 million cette année, toujours selon le même chercheur. Ainsi, ce repas traditionnel coûte près de 2,5 fois plus cher que le salaire minimum libanais, de 675 000 livres, alors qu’en 2018 et 2019, le prix de ce dîner n’atteignait pas les 500 000 livres.


Dans son étude intitulée « Traqueur de crise » qui examine l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les prix des aliments sur la période allant du 14 février 2020 au 30 mars 2021, le bureau de la zone du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) de la Banque mondiale (BM) a indiqué que le Liban a connu la plus forte augmentation des prix alimentaires parmi les 20 pays de...

commentaires (1)

PAUVRE PEUPLE LIBANAIS QUI NE PEUT PAS S,UNIR A CAUSE DES CONFESSIONS ET DES COMMUNAUTES. ILS CONTINUENT LA PLUPART A SUIVRE CHAQUE CHEPTEL DE MOUTONS SON PANURGE. NOUS LEUR CONSEILLONS DE VS,UNIR ET DE SE SOULEVER EN UN GIGANTESQUE TSUNAMI QUI EMPORTERAIT TOUTES LES CLIQUES MAFIEUSES. MAIS NOUS SAVONS QUE C,EST UN VOEU PIEUX IRREALISABLE AU LIBAN, LES CLIQUES MAFIEUSES LE SAVENT AUSSI ET Y COMPTENT POUR S,ETERNISER DIRECTEMENT OU PAR PARTISANS ( MEME SI NOMMES INDEPENDANTS ) SUR LEURS POSTES ET A SUCER LE SANG DU PEUPLE QUI POUR SA GRANDE PART EST SOUMIS. C,EST MALHEUREUX. C,EST TRAGIQUE. C,EST INCOMPREHENSIBLE. L,ADAGE DIT : YALLI MEN IDOU ALLAH I ZIDOU. MAIS IL Y A LA MAJORITE SILENCIEUSE ET NON PARTISANE ET C,EST ELLE QUI PAIE HELAS LE PRIX.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

14 h 12, le 13 avril 2021

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • PAUVRE PEUPLE LIBANAIS QUI NE PEUT PAS S,UNIR A CAUSE DES CONFESSIONS ET DES COMMUNAUTES. ILS CONTINUENT LA PLUPART A SUIVRE CHAQUE CHEPTEL DE MOUTONS SON PANURGE. NOUS LEUR CONSEILLONS DE VS,UNIR ET DE SE SOULEVER EN UN GIGANTESQUE TSUNAMI QUI EMPORTERAIT TOUTES LES CLIQUES MAFIEUSES. MAIS NOUS SAVONS QUE C,EST UN VOEU PIEUX IRREALISABLE AU LIBAN, LES CLIQUES MAFIEUSES LE SAVENT AUSSI ET Y COMPTENT POUR S,ETERNISER DIRECTEMENT OU PAR PARTISANS ( MEME SI NOMMES INDEPENDANTS ) SUR LEURS POSTES ET A SUCER LE SANG DU PEUPLE QUI POUR SA GRANDE PART EST SOUMIS. C,EST MALHEUREUX. C,EST TRAGIQUE. C,EST INCOMPREHENSIBLE. L,ADAGE DIT : YALLI MEN IDOU ALLAH I ZIDOU. MAIS IL Y A LA MAJORITE SILENCIEUSE ET NON PARTISANE ET C,EST ELLE QUI PAIE HELAS LE PRIX.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    14 h 12, le 13 avril 2021

Retour en haut