Le logo du syndicat des employés de banque au Liban. Photo ANI
Le syndicat des employés de banque au Liban a appelé les administrations des banques à "mettre immédiatement un terme" aux licenciements abusifs dans le secteur, qui doit être restructuré pour faire face à la grave crise socioéconomique et financière actuelle.
A l'issue d'une réunion de son Conseil exécutif, le syndicat a dénoncé le fait qu'il n'y a aucune "approche équitable" prise en compte pour les licenciements des employés de banque, malgré la situation socio-économique "mortelle". Il a dans ce cadre appelé les administrations et établissements bancaires à "mettre immédiatement un terme" à ces licenciements qui "ne constituent en aucun cas une solution permettant de faire baisser les frais opérationnels des banques".
Le syndicat a encore invité tous les employés de banque à "se préparer à des mouvements de contestation" si les administrations ne trouvent pas des solutions "au massacre socio-économique" que représentent les licenciements dans le secteur bancaire. Et de saluer la proposition de loi présentée début février par le bloc parlementaire des Forces libanaises qui prévoit d'augmenter les indemnités versées aux employés du secteur bancaire qui se retrouveraient sans emploi en cas de fusion de plusieurs établissements, appelant le chef du Parlement, Nabih Berry, à l'intégrer à l'ordre du jour de la prochaine séance législative.
Alors que plusieurs établissements bancaires ont commencé à dégraisser leurs effectifs en 2020, des sources concordantes au sein du secteur avaient récemment pressenti l’arrivée d’une seconde vague de licenciements avant même le lancement d’une restructuration du secteur au cours de laquelle plusieurs enseignes pourraient fusionner. Une source contactée par L'OLJ début février avait estimé à 20 % la proportion des départs déjà actés en 2020, avec de nombreux départs en novembre dernier, et sur un effectif qui comptait près de 25 000 employés dans ses rangs à fin 2019.

