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Économie - Pandémie

Le G20 s’engage à intensifier l’aide aux pays pauvres

Le G20 s’engage à intensifier l’aide aux pays pauvres

Le G20 a annoncé hier une nouvelle extension de six mois, jusqu’à fin 2021, du moratoire sur la dette des pays les plus pauvres. Photo AFP

Les grands argentiers des pays du G20 ont annoncé hier une nouvelle extension de six mois, jusqu’à fin 2021, du moratoire sur la dette des pays les plus pauvres durement frappés par la pandémie de coronavirus, lors d’une réunion virtuelle présidée par l’Italie. « Nous avons décidé de prolonger l’initiative de suspension du service de la dette des pays les plus vulnérables jusqu’à fin 2021 », a déclaré devant la presse le ministre italien de l’Économie Daniele Franco, ajoutant qu’il s’agit de la « dernière » extension. Le G20 a soutenu en outre l’initiative du Fonds monétaire international (FMI) d’augmenter l’aide aux pays les plus vulnérables, sous la forme d’une nouvelle émission de droits de tirage spéciaux (DTS) d’un montant de 650 milliards de dollars. Cette émission, la première depuis la crise financière en 2009, permettra d’augmenter les capacités à prêter du FMI.

Le moratoire sur le paiement des intérêts de la dette des pays les plus pauvres avait été décidé par le G20 en avril dernier, en pleine expansion de la pandémie et prolongé en octobre jusqu’au 30 juin 2021. Le président de la Banque mondiale, David Malpass, a salué la nouvelle prolongation, tout en appelant les pays du G20 à faire preuve d’une « plus grande transparence ». « J’exhorte tous les pays du G20 à publier les termes de leurs contrats de financement, y compris les rééchelonnements, et à soutenir les efforts de la Banque mondiale pour faire correspondre les données des emprunteurs sur la dette avec celles des créanciers », a-t-il dit.

L’impact de cette initiative a été assez limité, dans la mesure où les créanciers privés n’y ont pas participé. À ce jour, seuls 46 pays, sur les 73 éligibles, ont demandé et obtenu un report du paiement des intérêts, pour un montant de 5,7 milliards de dollars. En novembre, une nouvelle étape a été franchie avec l’adoption par les ministres des Finances du G20 d’un « cadre commun » pour alléger le fardeau de la dette, initiative qu’ils se sont engagés mercredi à mettre en œuvre de manière « ouverte et transparente ».

Une « percée » sur un impôt minimal à l’été ?

Sur la proposition américaine de relancer le chantier d’un impôt minimal mondial sur les sociétés, les pays du G20 ne se sont pas trop avancés. Ils se sont contentés de déclarer qu’ils restaient « engagés à trouver une solution globale et consensuelle (...) d’ici à la mi-2021 ». Les ministres des Finances « prennent acte des progrès réalisés jusqu’ici », mais exhortent le groupe de travail du G20 et de l’OCDE à « résoudre les questions en suspens avec l’objectif de trouver un accord » dans les temps impartis. « Il est urgent de parvenir à un accord. L’été est le moment où cela doit se produire, et ce serait une percée également pour l’Europe et l’Allemagne », a déclaré devant la presse le ministre allemand des Finances Olaf Scholz.

Alors que les négociations sur cette réforme, menées sous l’égide de l’OCDE, avaient échoué à l’automne à cause du blocage américain, le changement d’attitude de la nouvelle administration nourrit l’espoir d’un accord à l’été. Les seuils évoqués pour un tel taux minimal vont de 12,5 % à 21 %. La réforme de cette fiscalité internationale porte sur deux aspects : l’instauration d’un taux minimal mondial, et un système visant à moduler l’impôt sur les sociétés en fonction des bénéfices réalisés dans chaque pays, indépendamment de leur établissement fiscal. Ce dernier volet concerne particulièrement les géants de l’internet qui sont nombreux à pratiquer l’optimisation fiscale, c’est-à-dire établissent leur siège là où le taux d’imposition est le plus faible.

Brigitte HAGEMANN/AFP


Les grands argentiers des pays du G20 ont annoncé hier une nouvelle extension de six mois, jusqu’à fin 2021, du moratoire sur la dette des pays les plus pauvres durement frappés par la pandémie de coronavirus, lors d’une réunion virtuelle présidée par l’Italie. « Nous avons décidé de prolonger l’initiative de suspension du service de la dette des pays les plus vulnérables...

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