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Société - Coronavirus au Liban

Trente-trois décès en 24h, couvre-feu de 19h à 5h durant tout le mois du ramadan

Le nombre d'hospitalisations en soins intensifs en baisse avec 875 cas actuellement.

Trente-trois décès en 24h, couvre-feu de 19h à 5h durant tout le mois du ramadan

Une bonbonne d'oxygène dans un hôpital au Liban. Photo d'archives João Sousa

A l'approche du mois de Ramadan qui fait craindre une nouvelle flambée de contaminations, le Liban a enregistré 33 décès et 3.120 nouveaux cas de coronavirus au cours des dernières 24 heures, selon le bilan officiel publié mercredi soir par le ministère de la Santé. Ces chiffres portent à 485.918 le nombre cumulé des cas enregistrés depuis février 2020, au nombre desquels figurent 6.512 décès et 391.359 guérisons. Parmi les cas toujours actifs, 1.987 patients sont hospitalisés, dont 875 en soins intensifs. Le taux de propagation par rapport au nombre de tests effectués au cours des 14 derniers jours est de 16,1%, un chiffre qui reste élevé.

Couvre-feu
Pour tenter de limiter la circulation du virus, la commission nationale chargée du suivi de la pandémie de coronavirus a recommandé mercredi d'instaurer à nouveau un couvre-feu total de 19 heures à 5h, pendant tout le mois de Ramadan qui commence la semaine prochaine pour les musulmans du pays, ce qui coïncidera avec l'heure de la rupture du jeûne et empêchera les gens de se rassembler pour l'iftar. Comme lors des couvre-feux précédemment décrétés durant les confinements, quelques exceptions seront de mise. Les supermarchés, hôpitaux, pharmacies, pourront rester ouverts. Les restaurants pourront également assurer les services de livraison à domicile. La commission, à l'issue d'une réunion présidée par le secrétaire général du Conseil supérieur de défense, le général Mahmoud el-Asmar, et en présence des ministres et autorités concernées, a également recommandé l'interdiction des banquets et des tentes d'iftars de Ramadan. Les mosquées pourront, elles, accueillir un maximum de 30% de leur capacité et les fidèles devraient obtenir au préalable l'autorisation de s'y rendre via la plateforme "Impact", selon ces mêmes recommandations.

Le pays a rouvert mardi matin, après un bouclage total de trois jours décrété pour éviter un nouveau pic de contaminations pendant la fête de Pâques. Les mesures en vigueur avant le week-end sont donc à nouveau observées. Les restaurants et commerces sont autorisés à ouvrir jusqu'à 21h, tandis que les bars et boîtes de nuit demeurent fermés et que les rassemblements sociaux restent prohibés. Les établissements scolaires sont également fermés jusqu'à nouvel ordre, l'enseignement se poursuivant en ligne. Ces mesures établies lors des précédentes phases de déconfinement prévoient entre autres l'obtention d'autorisations sur la plateforme en ligne "Impact" pour certains déplacements, notamment pour se rendre dans des lieux considérés "à risque" comme les supermarchés, les banques et les centres commerciaux. Le couvre-feu est actuellement levé.

Indicateurs positifs
Commentant la situation, le président de la Commission parlementaire de la Santé, le député Assem Araji, a estimé que "la baisse du nombre de décès suite au coronavirus, du nombre d'admissions de patients Covid en soins intensifs et du taux de tests positifs sont des indicateurs positifs". "Il nous faut continuer à encourager les gens à respecter les mesures préventives et accélérer la cadence de la vaccination au cours des trois prochains mois", a-t-il plaidé sur son compte Twitter, rappelant que la "prudence" restait de mise.

Sur le plan de la vaccination, le Liban a réceptionné mardi 50.000 doses du vaccin chinois Sinopharm, offertes par Pékin. Une seconde cargaison, de 40.000 doses, devrait arriver prochainement, d'après l'ambassadeur de Chine Wang Kejian. Le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a souligné à ce propos que le vaccin de Sinopharm était "sûr et efficace", exprimant l'espoir que le secteur privé investirait dans ce vaccin dans le cadre des "efforts partagés" avec le secteur public. Dimanche soir, le ministre Hassan avait précisé que 10.000 doses de ce vaccin seraient distribuées à l'armée libanaise, 20.000 à l'ordre de la presse, et les autres dans différents secteurs, en coopération avec les syndicats, évoquant notamment les fonctionnaires de la Caisse nationale de sécurité sociale et les vétérinaires. Les vaccins Sinopharm et Spoutnik V sont jusqu'à présent les deux seuls disponibles à l'importation par le secteur privé. Le secteur public vaccine, lui, avec les produits de Pfizer/BioNTech et AstraZeneca/Oxford.

Dans ce contexte, le président du comité national en charge de la campagne de vaccination, le Dr Abdel Rahman el-Bizri, a annoncé la mise en place d'un "plan de communication clair par l'Unicef pour inciter les personnes ayant des besoins spéciaux à s'inscrire sur la plateforme gouvernementale". "Les premières lignes ont été tracées pour mettre en place des cliniques mobiles afin de vacciner ceux qui ne peuvent pas atteindre les centres de vaccination", a-t-il annoncé dans un communiqué. Ce projet faisait partie des recommandations du rapport de HRW.


A l'approche du mois de Ramadan qui fait craindre une nouvelle flambée de contaminations, le Liban a enregistré 33 décès et 3.120 nouveaux cas de coronavirus au cours des dernières 24 heures, selon le bilan officiel publié mercredi soir par le ministère de la Santé. Ces chiffres portent à 485.918 le nombre cumulé des cas enregistrés depuis février 2020, au nombre desquels figurent...

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