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Économie - Crise

Pénurie et rationnement de carburant se confirment

Pénurie et rationnement de carburant se confirment

Des pénuries et des rationnements de carburant attestés lors du week-end de Pâques par le syndicat des propriétaires de stations-service. Photo d’illustration ANI

Le porte-parole du syndicat des propriétaires de stations-service, Georges Brax, a confirmé hier une pénurie de carburant dans les stations de certaines régions du pays, notamment dans le Sud, le Akkar, la Békaa et Beyrouth, en raison d’un retard du versement par la Banque du Liban (BDL) de lignes de crédit aux importateurs et d’un ralentissement des opérations de distribution pendant le week-end de Pâques. Dans un communiqué, Georges Brax a précisé que les stations ont dû fermer ou rationner la vente de carburant parce qu’elles n’ont pas été approvisionnées par les sociétés importatrices « et non parce qu’elles ne veulent pas vendre, pour une raison ou une autre ». Le syndicaliste a également souligné qu’il n’y avait « pas de pénurie totale » et que cette situation serait rapidement résolue, avec notamment le déchargement de cargaisons de carburant dans les installations pétrolières.

Par ailleurs, pour protester contre la dégradation de la situation socio-économique, le chef de l’Union des syndicats des transports routiers, Bassam Tleiss, a confirmé hier la tenue d’une grève du secteur de 6h à 10h aujourd’hui. Des convois de taxis, bus, minibus et camions prévus seront mobilisés à Beyrouth, à Tripoli et dans le Akkar (Liban-Nord), à Nabatiyé et à Saïda (Liban-Sud), ainsi que dans la Békaa, selon un communiqué publié par la fédération, « sans porter atteinte à la dignité des citoyens », en bloquant par exemple les routes. Peu avant l’annonce de Bassam Tleiss, une des fédérations de chauffeurs et ouvriers du transport au Liban avait annoncé toutefois son refus de se joindre au mouvement, en l’absence d’un gouvernement capable de prendre des mesures salvatrices pour le secteur. Elle a ainsi appelé à « définir une politique des transports qui prenne en compte le rôle du secteur privé et de ses transports en commun, pour mettre fin à la loi de la jungle ».En outre, le ministère de l’Économie et du Commerce a annoncé hier dans un communiqué la fermeture d’une station-service dans le village de Nabi Chit (Békaa), après l’agression la semaine dernière de deux agents de la direction de la protection des consommateurs. Les deux fonctionnaires avaient noté pendant leur visite d’inspection le non-respect par cette station des prix indiqués par le ministère de l’Énergie et de l’Eau.En sus de la forte augmentation des prix des carburants depuis le début de l’année, les pénuries et rationnements du carburant à la pompe sont de plus en plus courants au Liban, alors que le pays n’a pas encore freiné à la grave crise économique et financière qu’il traverse depuis plus d’un an et demi. Jusqu’à présent, l’importation de carburant était subventionnée par la Banque du Liban au taux officiel de 1 507,5 livres libanaises pour un dollar, alors que le taux de change sur le marché parallèle oscille autour de 12 000 LL. Toutefois, une levée de ces subventions sur les denrées essentielles (blé, carburants, médicaments, etc.) est prévue dans les prochains mois, les réserves de la BDL arrivant à épuisement. À la mi-mars, le Premier ministre sortant Hassane Diab avait estimé celle-ci pour juin au plus tard, tandis que le ministre sortant des Finances Ghazi Wazni a affirmé vendredi dernier à l’agence Reuters que le Liban sera à court de fonds pour financer les importations de base à partir de fin mai.


Le porte-parole du syndicat des propriétaires de stations-service, Georges Brax, a confirmé hier une pénurie de carburant dans les stations de certaines régions du pays, notamment dans le Sud, le Akkar, la Békaa et Beyrouth, en raison d’un retard du versement par la Banque du Liban (BDL) de lignes de crédit aux importateurs et d’un ralentissement des opérations de distribution pendant...

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