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Dernières Infos - Liban

Moucharrafiyé met en garde contre un potentiel "nouvel exil" de Libanais et de réfugiés syriens vulnérables



Moucharrafiyé met en garde contre un potentiel

Le ministre sortant des Affaires sociales et du Tourisme, Ramzi Moucharrafiyé, lors d'une réunion. Photo ANI

Le ministre sortant des Affaires sociales et du Tourisme, Ramzi Moucharrafiyé a mis en garde mardi contre un potentiel "nouvel exil" que pourrait engendrer "l'aggravation de la vulnérabilité des communautés hôtes libanaises et des Syriens déplacés", lors d'une discussion en marge de la conférence sur l'avenir de la Syrie qui se tient actuellement à Bruxelles.

"Face aux crises successives, nous n'avons pas pu aller au-delà d'une réponse humanitaire et proposer une réponse qui permettrait une amélioration" de la situation, a-t-il estimé. "L'aggravation de la vulnérabilité des communautés hôtes et des déplacés pourraient engendrer un nouvel exil", à la fois des Libanais et des Syriens, a-t-il mis en garde, alors qu'un rapport conjoint du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a placé le Liban dans la liste des pays menacés d'insécurité alimentaire. Le ministre a averti de "fortes tensions" entre ces deux groupes de population, en concurrence pour les emplois peu qualifiés et l'accès aux services publics - eau, électricité, éducation.

Dans ce contexte, il a remercié les pays donateurs, les Nations unies et l'Union européenne et les a appelés à "poursuivre leur soutien au Liban" et à "accroître leurs investissements dans des projets d'infrastructure et agricoles pour favoriser le développement économique et les opportunités d'obtenir un emploi durable".

Il a rappelé que le Liban avait le plus grand nombre de réfugiés par rapport à sa population, dans le monde. Le pays du Cèdre accueille 1,5 millions de réfugiés syriens, d'après les autorités locales. Moins d'un million d'entre eux sont enregistrés auprès du HCR. Les dirigeants libanais estiment régulièrement que la crise socio-économique et financière aiguë que traverse le Liban depuis plus d'un an et demi est, au moins partiellement, due à la présence des réfugiés.

Cinquante pays et des délégations d'ONG, d'institutions financières internationales et d'agences de l'ONU participent actuellement virtuellement à la 5e édition de la "conférence de Bruxelles pour la Syrie", qui vise à lever des fonds pour soutenir ce pays ravagé par dix ans de guerre. L'objectif affiché est de collecter plus de 10 milliards de dollars : "au moins 4,2 milliards pour la réponse humanitaire à l'intérieur de la Syrie et 5,8 milliards supplémentaires pour soutenir les réfugiés et les communautés d'accueil dans la région", avaient précisé lundi les Nations unies.

Le ministre sortant des Affaires sociales et du Tourisme, Ramzi Moucharrafiyé a mis en garde mardi contre un potentiel "nouvel exil" que pourrait engendrer "l'aggravation de la vulnérabilité des communautés hôtes libanaises et des Syriens déplacés", lors d'une discussion en marge de la conférence sur l'avenir de la Syrie qui se tient actuellement à Bruxelles."Face aux crises successives, nous n'avons pas pu aller au-delà d'une réponse humanitaire et proposer une réponse qui permettrait une amélioration" de la situation, a-t-il estimé. "L'aggravation de la vulnérabilité des communautés hôtes et des déplacés pourraient engendrer un nouvel exil", à la fois des Libanais et des Syriens, a-t-il mis en garde, alors qu'un rapport conjoint du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l'Organisation des Nations unies pour...