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Économie - Industrie

Les cimenteries remettront bien le pied à l’étrier lundi

Le ministre sortant de l’Industrie, Imad Hobballah, a confirmé hier que les trois cimenteries libanaises – la Cimenterie nationale, Holcim-Liban et Ciment de Sibline – pourront bien recommencer à exploiter leurs carrières respectives à partir de lundi et pour une période exceptionnelle d’un mois, conformément à une décision prise une semaine plus tôt par le Grand Sérail.

Cette dernière mesure avait été accordée suite à la pression exercée par ces entreprises, dont dépendent près de 1 000 emplois directs et 3 500 indirects, et qui fonctionnent au rythme des permis exceptionnels d’exploitation qui leur sont accordés, sur fond de débat sur l’impact de cette activité sur la santé des habitants dans les zones où les carrières sont localisées non loin des zones résidentielles.

Ainsi, à la fin du mois d’août, marqué par la double explosion meurtrière qui a ravagé Beyrouth et son port, les cimenteries s’étaient vu accorder une autorisation d’exploitation de deux mois afin de contribuer à la reconstruction de la ville. Elles étaient ensuite restées fermées, ce qui avait conduit la Cimenterie nationale, soit le plus grand des trois acteurs de la filière, à suspendre ses livraisons de ciment cinq mois plus tard suite à l’épuisement de son stock.

Cette situation a contribué à gonfler les prix sur le marché noir, ces derniers ayant atteint, en février, 1,3 million de livres libanaises la tonne, alors que le prix officiel, lui, est fixé à 240 000 livres, hors TVA, du moins pour le moment. Le ministre a également annoncé son intention de discuter avec « les ministères concernés » pour réviser le prix officiel. Une révision qui s’impose, par le contexte de crise économique qui sévit au Liban depuis près de deux ans, la livre libanaise ayant perdu près de 88 % de sa valeur par rapport au taux officiel de 1 507,5 livre pour un dollar.

Par ailleurs, le ministre de l’Industrie s’est entretenu hier avec le président de la Confédération générale des travailleurs libanais, Béchara el-Asmar, à propos de la pénurie de ciment. Le syndicat aurait proposé au ministre, selon son président, un plan de relance industrielle de 417 milliards de livres libanaises, comprenant notamment la baisse des douanes sur les matières premières et des tarifs d’électricité préférentiels pour faire face à la crise sanitaire et économique.

Le ministre sortant de l’Industrie, Imad Hobballah, a confirmé hier que les trois cimenteries libanaises – la Cimenterie nationale, Holcim-Liban et Ciment de Sibline – pourront bien recommencer à exploiter leurs carrières respectives à partir de lundi et pour une période exceptionnelle d’un mois, conformément à une décision prise une semaine plus tôt par le Grand Sérail.
Cette dernière mesure avait été accordée suite à la pression exercée par ces entreprises, dont dépendent près de 1 000 emplois directs et 3 500 indirects, et qui fonctionnent au rythme des permis exceptionnels d’exploitation qui leur sont accordés, sur fond de débat sur l’impact de cette activité sur la santé des habitants dans les zones où les carrières sont localisées non loin des zones résidentielles.
Ainsi, à la fin...
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