Après les camionneurs, c’est au tour des transitaires du port de Beyrouth de faire la grève. Les représentants de ces derniers ont en effet annoncé qu’ils allaient suspendre leur travail lundi prochain, une démarche qui risque donc de paralyser partiellement l’activité au port.
« Les équipements et les machines sont cruciaux pour le travail des transitaires, responsables de charger et de décharger les conteneurs. Or, si l’entretien et la réparation de ces derniers sont libellés en dollars, les transitaires sont (toujours) payés (sur la base) du taux officiel de 1 507,5 livres libanaises pour un dollar », commente Béchara Asmar, président de la Confédération générale des travailleurs libanais, contacté par L’OLJ. Une situation asymétrique, alors que le dollar s’échangeait, hier, contre plus de 11 000 livres libanaises à l’issue d’une semaine marquée par d’importantes fluctuations, le taux de change officiel n’ayant pas résisté longtemps à la crise qui ravage le Liban depuis plus d’un an.
« Ce que les transitaires réclament, c’est d’être payés, au moins partiellement, au taux des changeurs, à savoir 3 950 livres pour un dollar », a indiqué le syndicaliste.
La décision des transitaires semble inspirée des camionneurs du port de Beyrouth, qui avaient fait grève jeudi. « Les camionneurs ont mis fin à leur mouvement de grève car on leur a promis d’étudier leur situation et de négocier une solution », a fait savoir Béchara Asmar, qui indique aussi que des négociations sont en cours entre les transitaires, le ministère des Travaux publics et des Transports et l’administration du port, dans le but d’éviter cette grève.
Mais face à la détérioration de la situation socioéconomique, et alors que la reconstruction du port après la tragédie du 4 août se fait attendre, l’administration du port peut-elle se plier aux demandes des transitaires ? « Oui, c’est une situation difficile », a reconnu Béchara Asmar, pour qui la solution repose dans « la formation au plus vite d’un gouvernement capable de redresser la situation ».
« Les équipements et les machines sont cruciaux pour le travail des transitaires, responsables de charger et de décharger les conteneurs. Or, si l’entretien et la réparation de ces derniers sont libellés en dollars, les transitaires sont (toujours) payés (sur la base) du taux officiel de 1 507,5 livres libanaises pour un dollar », commente Béchara Asmar, président de la Confédération générale des travailleurs libanais, contacté par L’OLJ. Une situation asymétrique, alors que le dollar s’échangeait, hier, contre...

