La société Karpowership, filiale de l’opérateur turc Karadeniz à qui le Liban loue deux navires-centrales depuis 2013 pour le compte d’Électricité du Liban (EDL), a démenti dans un communiqué le fait qu’un de ses membres, R.F., ait été arrêté mardi par les autorités libanaises lors d’une enquête concernant des faits de « corruption » dans le cadre du contrat de location la liant avec le fournisseur d’État, Électricité du Liban.
L’information avait été rapportée mardi par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Selon une source judiciaire contactée par L’Orient-Le Jour, c’est le procureur financier, le juge Ali Ibrahim, qui aurait arrêté la personne concernée ainsi que deux « intermédiaires », R.F. et H.A., avant de les déférer devant le premier juge d’instruction de Beyrouth par intérim, Charbel Abou Samra.
Dans son communiqué, Karpowership a qualifié l’information concernant ces arrestations de « mensonges ayant pour but de nuire à la réputation de la société » et rappelle que l’État libanais lui doit 15 mois d’arriérés de paiement – ce qui représente plusieurs dizaines de millions de dollars. En octobre, la société réclamait alors 160 millions de dollars à EDL.
Le dossier de location des navires-centrales est sans doute un de ceux qui a le plus animé les tensions politiques entre le Courant patriotique libre de Gebran Bassil – qui en avait fait une de ses priorités au début des années 2010 – et d’autres partis comme les Forces libanaises de Samir Geagea, le Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt, le courant du Futur de Saad Hariri ou le courant Amal de Nabih Berry.
L’information avait été rapportée mardi par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Selon une source judiciaire contactée par L’Orient-Le Jour, c’est le procureur financier, le juge Ali Ibrahim, qui aurait arrêté la personne concernée ainsi que deux « intermédiaires », R.F. et H.A., avant de les déférer devant le premier juge...


Ils ont tous mangé ????
17 h 45, le 18 mars 2021