Des femmes accompagnées d'une fillette lisent le Coran dans une mosquée à Tripoli, la capitale de la Libye, le 12 octobre 2011. Photo KARIM SAHIB/AFP
Les autorités judiciaires libyennes ont annoncé mercredi qu'elles allaient remettre aux autorités tunisiennes un deuxième groupe de femmes et d'enfants jihadistes tunisiens présumés, à l'occasion d'une visite du chef de l'Etat tunisien mercredi dans ce pays voisin.
"Nous nous préparons à remettre aux autorités tunisiennes", jeudi, un "deuxième groupe" de femmes et d'enfants jihadistes présumés, a indiqué le bureau du procureur général, sans préciser leur nombre. Cette annonce a été faite dans la foulée de la visite en Libye du président tunisien, Kais Saied, qui a été mercredi le premier dirigeant à rendre visite aux nouvelles autorités libyennes, et le premier chef d'Etat tunisien à se rendre en Libye depuis 2012.
Tunis a rapatrié ces derniers jours au moins six femmes et dix enfants de jihadistes tunisiens présumés, ont indiqué à l'AFP des ONG plus tôt dans la journée, espérant le retour prochain de dizaines d'autres ressortissants bloqués depuis des années en Libye.
"On espère que lors de sa visite, le président Saied fera le maximum pour accélérer les retours de ceux qui sont toujours retenus", avait souligné Mohamed Iqbel Ben Rejeb, de l'association des Tunisiens bloqués à l'étranger (RATTA).
Un groupe de trois femmes et leurs cinq enfants avait été remis le 15 mars aux autorités tunisiennes au poste frontière de Ras Jedir, avait indiqué à l'AFP un militant impliqué dans les négociations, Mustapha Abdelkébir, président de l'Observatoire des droits de l'Homme. Les enfants âgés de 3 à 17 ans, ont été confiés aux services sociaux chargés d'évaluer la possibilité de les confier à leur famille en Tunisie, tandis que les femmes ont été conduites en prison dans l'attente de leur procès, selon lui. Avec ce retour, il reste encore en Libye une vingtaine d'enfants dont la nationalité tunisienne a été confirmée, et une quinzaine de femmes, selon la même source.
La plupart des Tunisiens bloqués depuis des années en Libye se trouvent soit à la prison de Mitiga, près de Tripoli, soit sous la garde du Croissant rouge libyen à Misrata, autre ville de l'Ouest libyen.
L'opinion publique est particulièrement attentive à la question d'un retour des Tunisiens partis combattre à l'étranger, après plusieurs attentats sanglants perpétrés dans le pays par des Tunisiens entraînés en Libye.


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