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Téhéran appelle Londres à ne pas "politiser" l'affaire Zaghari-Ratcliffe

Téhéran appelle Londres à ne pas

Le mari et la fille de l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe tenant son portrait devant l'ambassade iranienne, à Londres, le 8 mars 2021. Photo REUTERS/Andrew Boyers

L'Iran a appelé lundi le Royaume-Uni à ne pas politiser l'affaire Nazanin Zaghari-Ratcliffe, après que Londres a jugé "inacceptable" le second procès intenté à Téhéran contre cette Irano-Britannique retenue en Iran depuis 2016.

Le cas de Mme Zaghari-Ratcliffe relève d'"une affaire judiciaire (...) transparente", a déclaré Saïd Khatibzadeh, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse à Téhéran.

"La meilleure façon d'aider à la résolution des dossiers de ce genre est d'éviter de les politiser" et "je conseille au gouvernement britannique, qui a naguère pris la voie de la politisation de l'affaire, de permettre au processus juridique et judiciaire de suivre son cours", a-t-il poursuivi.

Agée de 42 ans, Mme Zaghari-Ratcliffe, est poursuivie pour "propagande contre le système (politique de la République islamique, NDLR) pour avoir participé à un rassemblement devant l'ambassade d'Iran à Londres en 2009", selon son avocat.

Elle a comparu dimanche devant un tribunal à Téhéran et attend d'être notifiée de son jugement, mis en délibéré.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab a réagi dimanche en qualifiant ce nouveau procès d'"inacceptable" et de "totalement arbitraire", enjoignant Téhéran à autoriser Mme Zaghari-Ratcliffe à rejoindre "sa famille au Royaume-Uni sans délai".

Cheffe de projet pour la Fondation Thomson Reuters, branche philanthropique de l'agence de presse du même nom, elle a été arrêtée en 2016 à Téhéran. Accusée d'avoir comploté pour renverser la République islamique, ce qu'elle nie farouchement, elle a été condamnée à cinq ans de prison.

Elle a achevé de purger sa peine en résidence surveillée le 7 mars mais, son passeport lui ayant été confisqué, il lui est interdit de quitter l'Iran.

Téhéran, qui ne reconnaît pas la double nationalité, a toujours refusé au Royaume-Uni un accès consulaire à Mme Zaghari-Ratcliffe pendant qu'elle était en prison et juge les appels de Londres pour sa libération comme des ingérences dans ses affaires intérieures.

Selon son époux Richard Ratcliffe, la quadragénaire est une "monnaie d'échange politique" dans un litige portant sur une vieille dette contractée par le Royaume-Uni dans le cadre d'un contrat d'armement avec l'Iran d'avant la révolution islamique de 1979, et jamais honoré par Londres.

L'Iran a appelé lundi le Royaume-Uni à ne pas politiser l'affaire Nazanin Zaghari-Ratcliffe, après que Londres a jugé "inacceptable" le second procès intenté à Téhéran contre cette Irano-Britannique retenue en Iran depuis 2016.
Le cas de Mme Zaghari-Ratcliffe relève d'"une affaire judiciaire (...) transparente", a déclaré Saïd Khatibzadeh, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse à Téhéran.
"La meilleure façon d'aider à la résolution des dossiers de ce genre est d'éviter de les politiser" et "je conseille au gouvernement britannique, qui a naguère pris la voie de la politisation de l'affaire, de permettre au processus juridique et judiciaire de suivre son cours", a-t-il poursuivi.
Agée de 42 ans, Mme Zaghari-Ratcliffe, est poursuivie pour "propagande contre le...