Le président du Parlement libanais, Nabih Berry (au centre sur la photo), recevant une délégation de parents d'étudiants à l'étranger, à Aïn el-Tiné, le 15 mars 2021. Photo Hassan Ibrahim / Parlement libanais
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé lundi que les banques qui refusent d'appliquer la loi sur le dollar étudiant, réclamée avec force par les parents d'étudiants libanais à l'étranger, s'exposaient à des poursuites judiciaires. M. Berry a fait cette déclaration alors qu'il recevait, à Aïn el-Tiné, une délégation de proches d'étudiants à l'étranger.
La loi sur le dollar étudiant permet théoriquement le transfert à l’étranger d’un montant annuel de 10.000 dollars, calculé sur la base du taux officiel maintenu à 1 515 livres pour un dollar, à tout étudiant inscrit dans une université étrangère pour l’année universitaire 2020-2021. Ce texte a été adopté par le Parlement en octobre 2020 alors que les banques imposent, depuis un an et demi, des restrictions drastiques et illégales aux déposants sur leurs retraits et transferts, et alors que le dollar s'échange à plus de 12.000 L.L. sur le marché parallèle."La balle est dans le camp des banques", a estimé Nabih Berry, qui recevait une délégation de l'Association des parents d'étudiants à l'étranger, en marge d'un sit-in organisé à Aïn el-Tiné. Il a ajouté que la loi sur le dollar étudiant est "claire et contraignante" et que les établissements bancaires sont tenus de l'appliquer, sous peine de quoi elles s'exposent à "des poursuites légales et judiciaires". Le chef du législatif a par ailleurs démenti des rumeurs concernant "l'annulation ou un amendement" de ce texte.

