Rechercher
Rechercher

Économie

Le chiffre de la semaine : 27,1 %

Le chiffre de la semaine : 27,1 %

Les dépôts à terme ont baissé en 2020 dans les banques libanaises. Infographie Mark Mansour

C’est la baisse annuelle de la part des dépôts à terme – les montants bloqués sur des comptes bancaires jusqu’à l’expiration d’une échéance fixée au préalable – à fin 2020 en glissement annuel. Ces dépôts sont ainsi tombés à 109,2 milliards de dollars contre 149,7 milliards un an auparavant. Cette diminution (40,5 milliards de dollars) est toutefois plus faible que celle des dépôts totaux (qui incluent également les dépôts à vue que le déposant peut retirer lorsqu’il le souhaite, en respectant les plafonds de retraits), qui est de 12,4 % (21,4 milliards de dollars) à fin 2020 en glissement annuel. En effet, les dépôts dans les banques commerciales sont tombés à 151,2 milliards, dont 139,2 milliards provenant des dépôts du secteur privé, le reste étant constitué des avoirs d’institutions financières non résidentes (6,58 milliards) et du secteur public (5,48 milliards).Les dépôts à terme ont constitué 72,2 % du total des dépôts des banques commerciales de l’année 2020, contre 86,7 % l’année précédente. Les avoirs totaux libellés en livres au secteur privé résident ont diminué de 41,2 % et ceux en devises de 22,4 %. Toutefois, les dépôts à terme libellés en devises du secteur privé ont augmenté de 107,4 % à cause de l’achat de dollars par la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) pour faire face à la dévaluation de la livre, notamment concernant les indemnités de fin de service. Les dépôts à terme libellés en livres du secteur public ont augmenté de 1,3 %.

Ce mouvement à la baisse des dépôts à terme a commencé en septembre 2019, totalisant ainsi, à fin 2020, 57,3 milliards, selon le Lebanon this Week de Byblos Bank qui relaye les chiffres de la Banque du Liban (BDL), suite à la crise de confiance dans le secteur bancaire, en marge de la crise économique et financière.

Cette baisse s’explique également par le fait que les banques ont, selon plusieurs sources auprès des établissements, soit drastiquement réduit les intérêts perçus sur ces dépôts, soit arrêté de rémunérer ceux qui sont inférieurs à un certain montant, atteignant plusieurs centaines de milliers de dollars. Pour ceux-ci, les taux accordés permettent à peine de compenser les commissions perçues sur la gestion de ces comptes (moins de 1 %). Les établissements bancaires ont mis en place à partir de la fin de l’été 2019 des restrictions sur les retraits et transferts en devises. Les devises déposées avant la date pivot du 9 avril 2020 – instituée par la circulaire n° 150 de la BDL – ne sont pas considérées comme étant des dollars dits « frais ». Les grands déposants ne peuvent donc pas transférer leur argent dans d’autres banques pour profiter de taux d’intérêt majorés, poussant alors les banques à profiter de la situation, n’ayant de toute façon plus que de faibles revenus en dollars.

C’est Beyrouth et sa banlieue qui comptabilisent la plus grande part des dépôts du secteur privé, suivies par le Mont-Liban (15,2 %), le Liban-Sud (7,3 %), le Liban-Nord (6,6 %) et la Békaa (5 %).

C’est la baisse annuelle de la part des dépôts à terme – les montants bloqués sur des comptes bancaires jusqu’à l’expiration d’une échéance fixée au préalable – à fin 2020 en glissement annuel. Ces dépôts sont ainsi tombés à 109,2 milliards de dollars contre 149,7 milliards un an auparavant. Cette diminution (40,5 milliards de dollars) est toutefois plus faible que celle des dépôts totaux (qui incluent également les dépôts à vue que le déposant peut retirer lorsqu’il le souhaite, en respectant les plafonds de retraits), qui est de 12,4 % (21,4 milliards de dollars) à fin 2020 en glissement annuel. En effet, les dépôts dans les banques commerciales sont tombés à 151,2 milliards, dont 139,2 milliards provenant des dépôts du secteur privé, le reste étant constitué des avoirs d’institutions...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut