Photo d'illustration AFP
Les autorités françaises ont annoncé mercredi que le confinement le week-end dans une partie du littoral de la Côte d'Azur (sud-est) serait prolongé, au vu d'un contexte épidémique toujours tendu, qui pousse également à de prochaines évacuations sanitaires dans la région parisienne.
La France a adopté depuis plusieurs semaines une nouvelle stratégie de réponses différenciées à l'épidémie, instaurant des confinements localisés le week-end dans les zones les plus touchées par la progression des variants plus contagieux du virus.
Après sept semaines de couvre-feu à 18h sur tout le territoire métropolitain et plus de quatre mois de fermeture pour les restaurants, bars, les lieux culturels et les salles de sport privées notamment, il s'agit d'éviter tout reconfinement national, aux graves conséquences économiques et sociales.
"Il a été décidé, et c'est une décision difficile, de prolonger le confinement pour ce week-end", dans les Alpes-Maritimes, département dont la capitale est Nice, après deux week-ends déjà sous cloche, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. "Un point sera fait la semaine prochaine" avant d'envisager de lever la mesure, a-t-il ajouté à l'issue du Conseil des ministres, en appelant à ne pas "baisser la garde".
Mardi, les autorités locales avaient déjà annoncé qu'une autre mesure de confinement local le week-end, dans la région de Dunkerque (Nord), entrée en vigueur le 27 février, initialement jusqu'au 7 mars, était étendue aux trois prochains week-ends, soit jusqu'au dimanche 28 mars. Alors que le variant anglais s'est répandu à grande vitesse dans cette zone, les restrictions y sont ainsi alignées sur le département voisin du Pas-de-Calais, confiné les week-ends pour tout le mois de mars, depuis le 6 mars.
Gabriel Attal, reconnaissant que "la situation hospitalière est particulièrement préoccupante en Île-de-France", a aussi indiqué qu'auraient lieu un "certain nombre d'évacuations sanitaires dans les jours qui viennent de patients hospitalisés" dans cette région qui englobe Paris et sa banlieue.
Un nouveau confinement semble néanmoins écarté en Ile-de-France, région la plus peuplée du pays (12 millions d'habitants), où le nombre de patients accueillis dans un service de réanimation s'est envolé ces derniers jours, dépassant mardi la barre du millier de malades (1.018) pour "moins de 1.050" lits disponibles selon l'Agence régionale de santé (ARS).
En région parisienne, l'ARS a donné "l'ordre ferme" en début de semaine aux hôpitaux et cliniques de déprogrammer 40% de leurs activités médicales et chirurgicales, pour augmenter le nombre de lits de réanimation dédiés aux malades du Covid-19. Le Covid-19 a tué officiellement plus de 89.000 personnes en France, principalement des personnes très âgées.


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