Une file d'attente devant une station d'essence au Liban. Photo ANI
Plusieurs stations-service ont dû fermer lundi matin en raison d'un épuisement de leur stock de carburant, dans les régions de Koura et de Zahrani, respectivement dans le nord et le sud du Liban, tandis que des files d'attente se sont formées devant d'autres stations de ces régions, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Le prix du carburant, quoique toujours largement subventionné par la Banque centrale, a augmenté au cours des dernières semaines. Le prix des 20 litres d’essence 95 octanes, fixé par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, s’est ainsi établi à 33 500 livres mercredi dernier, en hausse de 1 300 livres par rapport à fin février, et celui de 98 octanes à 34 500 livres, lui aussi en hausse de 1 300 livres. Sur fond d’augmentation des cours du brut, les prix de l’essence commencent à atteindre des niveaux de plus en plus préoccupants pour des Libanais dont le pouvoir d’achat a fondu en un an et demi de crise économique et financière.
D'après Georges Brax, qui dirige pour le moment le syndicat des propriétaires de stations-service suite au décès de son père, Samy Brax, il n'y a aucun risque de pénurie et les entrepôts et réservoirs sont tous remplis. Seules quelques régions décentrées connaissent un manque de produits hydrocarbures, en raison des difficultés de transport rencontrées dans la matinée, la majorité des grands axes du pays étant bloqués par des contestataires, a souligné le responsable, contacté par L'OLJ.


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