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Monde - Birmanie

Nouveaux raids nocturnes des forces de sécurité à Rangoun

Les forces de sécurité birmanes se sont déployées hier à la nuit tombée dans plusieurs quartiers de Rangoun, la capitale économique, après que des milliers de personnes, dont plusieurs ont été blessées, ont manifesté contre la junte dans la journée. Des détonations ont été entendues dans la soirée, d’après des retransmissions diffusées sur les réseaux sociaux. Samedi, des opérations de police nocturnes avaient déjà été effectuées, ciblant des responsables de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d’Aung San Suu Kyi, renversée le 1er février par les militaires. Un représentant local de la LND, Khin Maung Latt, 58 ans, avait alors été tué. « Battu puis emmené hors de son domicile, il n’a apparemment pas survécu au dur interrogatoire qu’il a subi », a déploré Tun Kyi, un ex-prisonnier politique. Un autre responsable de ce parti, Maung Maung, était aussi visé, mais les forces de sécurité ne l’ont pas trouvé. Son frère a été « torturé car il n’y avait personne à arrêter », a raconté un ex-parlementaire de la LND. Les députés qui ne reconnaissent pas la légitimité du coup d’État et ont créé un comité pour représenter le gouvernement civil se rendent coupables de « haute trahison », un crime passible de la peine de mort ou de 22 ans de détention, ont averti hier les médias d’État. Plus tôt dans la journée, l’armée et la police ont fait usage de gaz lacrymogène, de munitions en caoutchouc mais aussi de balles réelles pour disperser des rassemblements en faveur de la démocratie. Certains manifestants ont été blessés, en particulier à Rangoun.

Les forces de sécurité birmanes se sont déployées hier à la nuit tombée dans plusieurs quartiers de Rangoun, la capitale économique, après que des milliers de personnes, dont plusieurs ont été blessées, ont manifesté contre la junte dans la journée. Des détonations ont été entendues dans la soirée, d’après des retransmissions diffusées sur les réseaux sociaux. Samedi, des opérations de police nocturnes avaient déjà été effectuées, ciblant des responsables de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d’Aung San Suu Kyi, renversée le 1er février par les militaires. Un représentant local de la LND, Khin Maung Latt, 58 ans, avait alors été tué. « Battu puis emmené hors de son domicile, il n’a apparemment pas survécu au dur interrogatoire qu’il a subi », a déploré Tun Kyi, un...
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