Wi'am Wahhab (gauche) et Walid Joumblatt. Photo Ani.
Suite à la tension qui a prévalu à Kfarhim, dans la Montagne libanaise, ou un échange de tirs entre partisans de l'ancien ministre druze Wi'am Wahhab et ceux de son rival politique Walid Joumblatt a eu lieu il y a quelques jours, M. Wahhab a assuré qu'il ne protégerait aucune des personnes impliquées dans cet incident, appelant les forces de sécurité et l'armée à assurer le suivi de cette affaire.
Ces tirs, qui ont fait plusieurs blessés, ont éclaté il y a quelques jours entre deux partisans de M. Wahhab à bord d'une voiture qui circulait à Kfarhim et des policiers municipaux, selon des informations obtenues par L'OLJ. Selon ces informations, les passagers du véhicule ont ouvert le feu après une dispute ayant éclaté avec les gardes municipaux qui leur posaient des questions sur les raisons de leur présence dans la localité. Au moins deux personnes ont été blessées, dont l'un dans un état grave. Parmi les tireurs se trouvait notamment le fils de Mohammad Abou Diab, ancien garde du corps du chef du parti Tawhid, qui avait été tué en 2018 lors d'une intervention policière au domicile de l'ancien ministre.
Jeudi, le Tawhid a condamné cet incident, assurant qu'"aucun individu impliqué ne bénéficierait d'une protection" et que le parti coopérerait avec les forces de l'ordre et l'armée. "La dispute entre les différentes personnes impliquées était personnelle et non politique", a ajouté le parti. De son côté, Wi'am Wahhab a appelé Walid Joumblatt et lui a assuré que l'armée et les forces de sécurité étaient seules responsables d'assurer le suivi de ces tirs. "La sécurité de la Montagne et de ses habitants est une ligne rouge et nous ne couvrirons personne", a-t-il ajouté.
Dans un bref communiqué, la branche du Parti socialiste progressiste (PSP, dirigé par M. Joumblatt) dans le Chouf a également condamné l'incident. "Nous refusons toute atteinte à la sécurité des citoyens et à la paix civile", a indiqué la formation qui appelle la troupe et la police à arrêter les responsables de ces tirs "peu importe à quel parti ils appartiennent, afin que la justice puisse suivre son cours".


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