Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal. Photo AFP / Ludovic MARIN
Le gouvernement français espère "un retour à une vie plus normale (...) peut-être dès la mi-avril", même si d'ici là auront lieu "des semaines de gros temps", a déclaré mercredi son porte-parole Gabriel Attal, en précisant que le Premier ministre Jean Castex tiendra jeudi une conférence de presse.
"Le retour à une vie plus normale est en vue, les lieux qui font notre vie sociale rouvriront, c'est un horizon au bout du tunnel que nous devons avoir en vue", grâce à la vaccination, a-t-il ajouté, réaffirmant que le gouvernement entendait maintenir une "réponse différenciée" face à une situation "hétérogène" dans les territoires.
A l'issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement, M. Attal a évoqué "un horizon de plus en plus proche: peut-être, nous l'espérons, dès la mi-avril, auquel nous nous préparons", avec "des dispositifs et des protocoles qui pourraient permettre de rouvrir prudemment mais sûrement le pays dans les prochains temps".
Le président français Emmanuel Macron doit tenir mercredi après-midi une réunion avec M. Castex et plusieurs ministres quant aux dispositifs à mettre en place pour permettre une prochaine "réouverture" du pays.
Le gouvernement veut donner une perspective à des Français lassés par des mesures de confinement, mais reconnaît que la situation, pour l'heure, demeure "préoccupante" et que des mesures supplémentaires risquent d'être nécessaires. "Ce n'est pas une explosion, ce n'est pas une hausse exponentielle, mais c'est une montée continue" des cas positifs, a expliqué le porte-parole.
"Ces données nous apprennent également que si le virus circule très activement partout sur le territoire, toute la France n'est pas touchée de manière homogène: il y a une situation hétérogène qui appelle évidemment une réponse différenciée dans une vingtaine de départements en raison d'une situation particulièrement préoccupante", a-t-il ajouté.
M. Castex doit tenir jeudi une conférence de presse au cours de laquelle de nouvelles mesures de restrictions doivent être annoncées, une semaine après avoir identifié une vingtaine de départements sous surveillance renforcée.
"Nous menons une concertation avec les élus locaux, avec les acteurs territoriaux, afin que des mesures supplémentaires - si elles s'avèrent nécessaires - puissent être prises dans les meilleurs délais", a souligné Gabriel Attal. "Nous maintenons une approche qui est graduée, qui est ciblée, territoire par territoire", a-t-il insisté, appelant à "tout mettre en oeuvre pour empêcher que la situation ne fasse tache d'huile dans les zones les plus préservées par l'épidémie".
Le porte-parole du gouvernement a en outre affirmé qu'il y avait "un horizon avec la vaccination", en rappelant l'objectif de neuf millions de personnes qui auront reçu au moins une première injection d'ici fin mars.


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