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Des hôpitaux décrépis aux routes défoncées, des Irakiens appellent le pape à tout changer

Des hôpitaux décrépis aux routes défoncées, des Irakiens appellent le pape à tout changer

Un jeune irakien dans une rue de Bagdad. Photo d'archives AFP

Pendant que l'Irak se prépare à la visite historique du pape François à partir de vendredi, le hashtag "Je demande au pape" en arabe caracole en tête des réseaux sociaux, attirant l'attention sur les maux d'internautes d'un pays ravagé par 40 ans de guerre et de gabegie politique.

Hôpitaux décrépis, services publics inexistants ou routes bourrées d'ornières, de nombreux problèmes sont soulevés sur Facebook ou Twitter, alors que les Irakiens ne cessent de se féliciter depuis quelques semaines de voir les routes et les sites que le pape visitera remis à neuf pour la première fois depuis des décennies. "Je demande au pape d'aller dans les hôpitaux voir leurs toilettes et leurs salles d'opérations, peut-être que de cette façon, elles seront nettoyées", écrit sur Facebook Layal al-Qudsi.

Hussein Habib évoque quant à lui un autre chantier: "Je demande au pape d'aller en voiture sur l'autoroute qui relie Bagdad au nord, peut-être que comme ça, elle sera elle aussi refaite", affirme-t-il. "Je demande au pape d'aller quelque part pour une visite surprise, comme ça, il verra la réalité", ironise un autre internaute. "Je demande au pape une fatwa" (décret religieux), tente de son côté Montazar Mohanad.

"Les amis, le pape est une personnalité religieuse, il n'est pas comme nos hommes de religion qui ont des entreprises, des partis politiques et des milices", répond, malicieux, un internaute dans le pays où la plupart des partis sont confessionnels, de même que les groupes armés.

Fin 2019, une révolte populaire inédite, lancée principalement par des jeunes actifs sur les réseaux sociaux avait dénoncé pendant des mois la corruption endémique, la mainmise des groupes armés sur la politique et l'inaction de politiciens qui rechignent à céder la place sans avoir jamais mené les réformes promises lors des élections.

A l'époque, le pape argentin avait condamné la répression sanglante qui s'était abattue sur les manifestants. Ahmed al-Maliki, lui, n'a que faire des réformes. Il n'a qu'un seul rêve: "Je demande au pape de m'emmener avec lui au Vatican, pour que je puisse m'évader d'ici", écrit-il.


Pendant que l'Irak se prépare à la visite historique du pape François à partir de vendredi, le hashtag "Je demande au pape" en arabe caracole en tête des réseaux sociaux, attirant l'attention sur les maux d'internautes d'un pays ravagé par 40 ans de guerre et de gabegie politique.
Hôpitaux décrépis, services publics inexistants ou routes bourrées d'ornières, de nombreux problèmes...