Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Les Kataëb appellent à "faire tomber" les dirigeants au pouvoir

Les Kataëb appellent à

Samy Gemayel, le leader du parti des Kataëb. Photo d'archives AFP

Le parti des Kataëb, dirigé par Samy Gemayel, a affirmé mardi que pour "sauver" le Liban, qui croule sous une multitude de crises, il fallait commencer par "faire tomber" les dirigeants actuels, afin que puissent être "restaurées" les institutions de l'Etat. Dans un communiqué publié au terme de sa réunion hebdomadaire, le parti a par ailleurs salué les propos "historiques" du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï. Ce dernier s'en était longuement pris samedi aux responsables qui "paralysent les institutions" du pays, appelant à la "libération de l'État", maintenant que "le territoire a été libéré".

"L'étape principale qui permettra de faire sortir le Liban du tourbillon dans lequel il se trouve est de restaurer les institutions officielles en renversant les dirigeants au pouvoir, qui ont détruit le pays avec leur politique de quotas, leur corruption et leurs armes", a estimé le bureau politique du parti. "C'est le seul moyen de sauver le Liban et de le reconstruire sur des bases solides pour un nouveau centenaire", a ajouté le parti, alors que le pays du Cèdre a fêté à l'automne dernier ses cent ans d'existence. "Pas de discrimination entre citoyens, pas d'implication dans des axes extérieurs, il faut protéger l'identité du Liban et sa raison d'être". 

Les Kataëb ont dans ce cadre salué les propos du patriarche Raï lancés samedi lors d'un grand rassemblement à Bkerké et qui "rejoignent les valeurs" du parti. Devant quelques milliers de manifestants, Mgr Raï avait dénoncé "un coup d'État en bonne et due forme", appelant le peuple à "ne pas se taire contre les armes illégales". Il avait également défendu l'importance d'une conférence internationale pour sortir le pays du faisceau de crises qu'il traverse et a insisté sur sa volonté de donner au concept de la neutralité de l'État un "caractère constitutionnel".

Dans ce contexte, le parti dirigé par Samy Gemayel a appelé "les pays amis" à aider à mettre en œuvre les décisions internationales qui rétablissent la souveraineté et la liberté du Liban, dans une référence implicite notamment aux résolutions onusiennes inappliquées réclamant le désarmement de toutes les milices, Hezbollah compris. La résolution 1559 du 2 septembre 2004 demande entre autres "le désarmement et la dissolution de toutes les milices" et "l’extension du contrôle du gouvernement libanais sur tout son territoire".

Accusant le pouvoir de fermer les yeux face à l'effondrement économique et social du pays, les Kataëb ont en outre appelé à la formation d'un "gouvernement composé de personnalités compétentes et indépendantes, loin des partis, à même de placer le pays sur la voie de la relance économique, le temps que des élections législatives aient lieu sous contrôle international". "Toute annulation des élections législatives représenterait une tentative du système défaillant en place de se perpétuer et de bloquer la voie au changement démocratique, qui passe par les urnes", a encore dénoncé le parti alors que la date des élections législatives partielles visant à remplacer dix députés n'a pas encore été fixée. Sur ces dix parlementaires, huit ont démissionné au lendemain des explosions meurtrières du port de Beyrouth et deux autres sont décédés en janvier et février après avoir contracté le coronavirus. Certains observateurs estiment en outre que les futures législatives, prévues en 2022, pourraient être reportées. 

Le parti des Kataëb, dirigé par Samy Gemayel, a affirmé mardi que pour "sauver" le Liban, qui croule sous une multitude de crises, il fallait commencer par "faire tomber" les dirigeants actuels, afin que puissent être "restaurées" les institutions de l'Etat. Dans un communiqué publié au terme de sa réunion hebdomadaire, le parti a par ailleurs salué les propos "historiques" du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï. Ce dernier s'en était longuement pris samedi aux responsables qui "paralysent les institutions" du pays, appelant à la "libération de l'État", maintenant que "le territoire a été libéré". "L'étape principale qui permettra de faire sortir le Liban du tourbillon dans lequel il se trouve est de restaurer les institutions officielles en renversant les dirigeants au pouvoir, qui ont détruit le pays avec leur...