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Une délégation du courant du Futur, dirigé par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a poursuivi mardi sa tournée auprès des chefs spirituels du pays et a été reçue par le cheikh akl druze Naïm Hassan puis par le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Elias Audi.
Dans le cadre de ces visites aux différents dignitaires, des délégations du Futur avaient déjà été reçues la semaine dernière à Dar el-Fatwa, par le mufti Abdellatif Deriane, et lundi à Bkerké, par le patriarche maronite Béchara Raï. Cette tournée a lieu alors que le chef du Futur, Saad Hariri, enchaîne les visites à l'étranger, afin d'obtenir le soutien de la communauté internationale dans sa mission de formation du nouveau gouvernement, actuellement au point mort. Le processus gouvernemental stagne en raison des tensions entre le chef de l'Etat, Michel Aoun, et Saad Hariri, qui avait été désigné le 22 octobre. Les divergences portent notamment sur la forme de la future équipe, le nombre de ministres, et la répartition des portefeuilles.
"Nous avons tenu le cheikh akl au courant de ce qu'entreprend le Premier ministre désigné pour accélérer la formation d'un cabinet de mission composé de technocrates", a indiqué le député Sami Fatfat, membre de la délégation conduite par Bahia Hariri, à l'issue de l'entretien avec le cheikh Hassan. Il a souligné que la mission de ce cabinet serait de "mettre en œuvre des réformes, mettre un terme à l'effondrement du pays et reconstruire ce qui a été détruit lors de l'explosion du port". Saad Hariri "veut que son gouvernement soit équilibré et qu'il représente toutes les composantes de la société libanaise, conformément à la Constitution", a ajouté M. Fatfat. Il a encore indiqué avoir tenu le dignitaire druze au courant des résultats de la tournée de Saad Hariri à l'étranger et de la volonté perçue des pays visités à "aider le Liban dès qu'un gouvernement de technocrates non-partisans sera mis sur pied".


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