Le président de la République libanaise, Michel Aoun, recevant des membres de l'Union culturelle libanaise mondiale (ULCM) à Baabda au Liban, le 2 mars 2021. Photo ANI
Le président libanais, Michel Aoun, a estimé mardi que "la diaspora peut aider le Liban en y fondant des institutions et en créant des opportunités d'emploi pour sa jeunesse", alors que le Liban est en proie à une crise politique, économique et sociale sans précédent
Le chef de l'Etat, qui recevait au palais de Baabda une délégation de l'Union culturelle libanaise mondiale (ULCM), a estimé, selon un communiqué publié par le bureau de presse de la présidence, que la "diaspora peut aider son pays, en créant des institutions et des opportunités d'emploi pour la jeunesse libanaise". "Cela permettrait de réduire l'envie qu'ont les jeunes d'émigrer en raison de la situation actuelle", a ajouté le président.
Le Liban est sans gouvernement depuis plus de six mois suite à la démission du gouvernement de Hassane Diab dans la foulée des explosions meurtrières au port de Beyrouth le 4 août 2020. Désigné Premier ministre le 22 octobre dernier, Saad Hariri n'est pas encore parvenu à former un gouvernement, engagé dans un bras de fer politique avec le chef d'Etat autour de la forme du cabinet et de la nomination des ministres. Sans gouvernement à même de réformer le pays, la communauté internationale refuse d'accorder des aides financières conséquentes au pays du Cèdre. Celui-ci s'enfonce chaque jour davantage dans la crise. Mardi, la livre libanaise a atteint le taux record de 10.000 LL pour un dollar, aggravant l'inflation et la perte de pouvoir d'achat, alors que plus de la moitié de la population vit déjà sous le seuil de pauvreté.


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