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Nos Lecteurs ont la Parole

Un peu d’histoire pour changer...

Changer la vie, changer le monde, pour qu’il soit moins immonde ! Sécher nos pleurs, stopper nos cris et agir face aux infamies ! Comment ?

Voici la fabuleuse histoire d’une décade qui a fait du bruit.

Après une longue guerre qui a fait des milliers de morts, une petite région de l’est de l’Europe se trouvait en ruine, dans un monde de désolation et de misère. Elle réclamait son indépendance. Mais comment être indépendant alors que ses combattants, essentiellement des milices, n’avait nulle organisation et que tout était à reconstruire ? Cette région, qui devint république, s’appelait Kosovo.

Nous n’allons pas refaire l’histoire à ce stade. Le Kosovo indépendant ne pouvait réellement exister sans créer la base de sa défense, autrement dit une armée. Élémentaire ! Sauf que tout était à bâtir. En attendant que les institutions prennent place et pour éviter toute invasion externe ou tout renouvellement des combats, l’ONU a décidé d’agir. C’est ainsi que s’est mis en place un corps d’armée, suite à la résolution 1244, dénommé le Kosovo Force, mieux connu par les initiales KFOR.

Avec plus de 28 nationalités et la mobilisation de 3 500 personnes de la société civile, la KFOR s’était présentée comme armée de soutien aux balbutiements du nouvel État. Le but était simple : renforcer la sécurité sur tout le territoire et sur toutes les personnes, indépendamment de leurs origines ethniques (la guerre en Yougoslavie avait eu de graves incidences, notamment avec une épuration de la population ;

certains des responsables sont toujours en fuite).

Le 11 juin 1999, la KFOR s’est installée avec plusieurs contingents distribués dans les points stratégiques du pays sous le commandement de l’OTAN. Plus de 50 000 soldats se trouvèrent ainsi déployés.

Cette force militaire a réussi en un an à ramener les déplacés vers leurs maisons et, quelques années plus tard, elle transférait progressivement ses pouvoirs aux polices locales, après s’être assurée qu’elles seraient capables de maintenir la paix et la sécurité. En 2003, il ne restait plus que 17 000 soldats du contingent. Cependant, les tensions persistaient et beaucoup d’événements continuaient à perturber ce que la KFOR tentait de mettre en œuvre.

Nous ne rentrerons pas ici dans les détails de l’histoire de l’ex-Yougoslavie qui a abouti au démantèlement du pays avec la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, au grand dam de la Serbie.

La KFOR a continué à exercer son pouvoir le temps de transférer le reste de ses pouvoirs à la police locale en 2009, une fois que celle-ci était en mesure de protéger la population.

Le contingent actuel en place compte environ 4 000 hommes.

En dix ans, grâce à l’ONU et à l’OTAN, un pays est né à partir de rien. Tout était à refaire, tout a été reconstruit avec d’autres valeurs et en créant une nouvelle identité.

Cela n’est qu’un petit exemple de ce qu’une organisation internationale peut faire, même si la mission, en elle-même, n’a pas abouti à rétablir le calme. Les bases y sont.

Voilà, l’histoire de la KFOR.

Enfin, moi, je raconte, je dis ça, je dis rien…


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


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