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Le CPL à Hariri : Le gouvernement doit se former à Beyrouth et non à l'étranger


Le CPL à Hariri : Le gouvernement doit se former à Beyrouth et non à l'étranger

Le logo du Courant Patriotique Libre. Photo Ani

Le bureau politique du Courant patriotique libre (CPL, fondé par le président de la République Michel Aoun), s'est dit "surpris" samedi "du refus du Premier ministre désigné (Saad Hariri, ndlr) d'entamer des consultations ou actions visant à former le gouvernement", lui rappelant que "le gouvernement se forme à Beyrouth". Depuis quelques semaines, le Premier ministre, qui a été désigné le 22 octobre pour mettre sur pied le cabinet, multiplie les visites dans les capitales arabes et internationales afin de s'assurer d'un soutien large de plusieurs chancelleries et de tenter de débloquer la situation qui semble toujours dans l'impasse du fait d'un bras de fer politique l'opposant au chef de l'Etat.

"Le bureau politique du CPL s'est dit surpris du refus du Premier ministre désigné d'entamer des consultations ou actions visant à former le gouvernement, et lui rappelle que le gouvernement libanais se forme à Beyrouth par un effort conjoint entre lui-même et le président de la République comme partenaires égaux dans le processus, tout en consultant les blocs parlementaires", a affirmé le CPL lors de sa réunion hebdomadaire présidée par Gebran Bassil en visioconférence. "Ignorer la réalité constitutionnelle et politique et le Pacte national revient à prolonger délibérément  la crise et à attendre une ingérence de l'étranger qui viendrait se mêler d'une affaire relevant de la souveraineté libanaise, sans possibilité de résoudre les équilibres et équations internes".

MM. Hariri et Aoun s'écharpent depuis des mois autour du partage des portefeuilles ministériels ainsi que de la nomination des futurs ministres, notamment les chrétiens, et le tiers de blocage, que le camp présidentiel est accusé de vouloir détenir au sein du gouvernement. Pourtant, Saad Hariri s'est engagé, lors de sa désignation, à former un cabinet composé de ministres technocrates et non-partisans, tel que le réclame la rue. 

Revenant par ailleurs sur l'initiative du patriarche maronite Béchara Raï, qui a appelé à la tenue d'une conférence internationale pour le Liban, le parti a confirmé que "la relation du CPL avec le patriarcat maronite est basée sur le respect de l'institution et de son rôle, historique et actuel", insistant sur l'importance de "protéger" les efforts de Bkerké pour "stabiliser les équilibres du pouvoir et son refus de tout ce qui porte atteinte à l'identité libanaise (...)". Et d'insister sur "l'ouverture du CPL à toute proposition du patriarche Raï basée sur un effort commun et sincère de protéger le Liban et de parvenir à une entente nationale afin d'éviter au pays toute crise supplémentaire". Le CPL a affirmé son refus d'impliquer le Liban dans la politique des axes, soulignant son désir de "protéger le pays de tout conflit qui n'est pas lié à l'intérêt du Liban, en mettant l'accent sur l'engagement dans la lutte contre Israël". "Déclarer le Liban comme un État neutre est bénéfique et suppose de remplir un ensemble de conditions, notamment une approbation des Libanais et des pays voisins", a poursuivi le CPL, réaffirmant son attachement au "principe de la coopération internationale et à la préservation des relations du Liban avec les pays arabes".




Le bureau politique du Courant patriotique libre (CPL, fondé par le président de la République Michel Aoun), s'est dit "surpris" samedi "du refus du Premier ministre désigné (Saad Hariri, ndlr) d'entamer des consultations ou actions visant à former le gouvernement", lui rappelant que "le gouvernement se forme à Beyrouth". Depuis quelques semaines, le Premier ministre, qui a été...