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Économie - Finance

La BDL refuse de prolonger les délais imposés aux banques dans le cadre de la restructuration

La Banque du Liban (BDL) a refusé jeudi dans un communiqué d’accorder un nouveau délai aux banques du pays pour qu’elles augmentent leur capital de 20 % par rapport au niveau de 2018 (circulaires n° 532 de novembre 2019 et n° 154 d’août 2020) et qu’elles placent 3 % des dépôts qu’elles détenaient à fin juillet dernier auprès de leurs banques correspondantes (n° 154). La première opération avait pour échéance fin 2020 et la seconde fin février, se terminant donc demain. C’est l’Association des banques du Liban (ABL) qui avait formulé cette demande fin janvier, en indiquant la législation relative à la suspension de tous les délais légaux, judiciaires et contractuels, en raison de la crise sanitaire. L’association considérait en effet que l’application de ce texte s’étendait au secteur bancaire.

Ces deux échéances sont les conditions principales pour la restructuration du secteur, nécessaire pour le pays qui est en crise depuis plus d’un an et demi, et dont le secteur bancaire n’arrive plus à financer le secteur privé et impose des restrictions sur les transferts et les retraits des comptes en devises. La BDL a d’ailleurs demandé aux banques d’envoyer à partir de lundi plusieurs documents à la commission de contrôle des banques qui devra les auditer et envoyer les rapports à la Banque centrale. Toutefois, plusieurs sources interrogées ont indiqué qu’il est très probable que la BDL se montre plus coulante avec les banques qui ont élaboré un plan et ont besoin d’un peu plus de temps pour l’appliquer.

Dans cette même circulaire (n° 154), la BDL avait également demandé aux banques d’inciter leurs clients qui ont transféré plus de 500 000 dollars à l’étranger entre le 1er juillet 2017 et le 27 août à rapatrier au moins 15 % de ces montants et de les placer dans un compte bloqué pendant cinq ans. La mesure fixe à 30 % le ratio de fonds à rapatrier pour les membres des conseils d’administration des banques, les grands actionnaires et les personnes politiquement exposées. Afin de rappeler que ces fonds ne seront pas des « fonds frais », sur lesquels aucune restriction ne s’applique (n° 150), la Banque centrale a publié jeudi la circulaire intermédiaire n° 580.


La Banque du Liban (BDL) a refusé jeudi dans un communiqué d’accorder un nouveau délai aux banques du pays pour qu’elles augmentent leur capital de 20 % par rapport au niveau de 2018 (circulaires n° 532 de novembre 2019 et n° 154 d’août 2020) et qu’elles placent 3 % des dépôts qu’elles détenaient à fin juillet dernier auprès de leurs banques correspondantes (n°...

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