Le logo de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR). Photo wikipédia
La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) au Moyen-Orient, chargée de superviser de manière indépendante la campagne de vaccination au Liban, a affirmé jeudi qu'"aucun de ses observateurs n'avait été vacciné ni au Parlement ni dans aucun autre centre dans le pays".
Mercredi, le vice-président du Parlement, Elie Ferzli, qui se défendait du scandale provoqué la veille par la vaccination d'une vingtaine de députés et de fonctionnaires au Parlement, avait affirmé que les doses restantes de cette opération de vaccination à la Chambre avaient été administrées "à un groupe de membres de la Croix-Rouge".
"Nous tenons à préciser qu’aucun observateur de la FICR n’a été vacciné, ni au Parlement ni dans aucun autre centre au Liban", a annoncé la Fédération. Et de rappeler que sa mission "en tant qu'organisation internationale neutre est de suivre la mise en œuvre de la campagne de vaccination afin de garantir sa conformité avec le plan national et les normes internationales et de rapporter le suivi à la Banque mondiale".Mardi, les Libanais ont appris que le chef de l'État Michel Aoun, son épouse, ainsi que dix "proches collaborateurs" s'étaient fait vacciner contre le coronavirus, quelques heures après qu'une grave polémique avait éclaté suite à la vaccination d'une quinzaine de députés, dont certains d'entre eux ne figuraient pas dans les priorités établies par la stratégie nationale, notamment parce que qu'ils n'étaient pas âgés de plus de 75 ans. Cela et le fait qu'ils aient reçu leur première dose de sérum au Parlement et non dans un centre accrédité a été considéré comme une violation des modalités en place. Mercredi, la FICR avait affirmé que des observateurs étaient présents au Parlement lors de cette opération, mais qu'elle n'avait pas été informée de l'opération de vaccination ayant eu lieu au palais présidentiel.


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