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Dernières Infos - Coronavirus Au Liban

La BM et la FICR étaient au courant de la vaccination du président Aoun et de députés, selon Araji

La BM et la FICR étaient au courant de la vaccination du président Aoun et de députés, selon Araji

Le député et président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji. Photo d'archives Ani

Le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, a affirmé jeudi que la vaccination de plusieurs députés, du président de la République Michel Aoun et de l'entourage présidentiel s'était produite "sous le regard attentif des observateurs de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge" (FICR) et que la Banque mondiale (BM) "en avait été préalablement informée".

Cette déclaration de M. Araji, qui entre dans le cadre de la polémique ayant éclaté mardi autour de la vaccination de députés et de fonctionnaires non prioritaires, notamment parce qu'ils n'ont pas plus de 75 ans, intervient alors que la FICR avait affirmé ne pas avoir été informée de la vaccination ayant eu lieu au palais de Baabda, selon une porte-parole de la Fédération citée par notre publication sœur L’Orient Today.

"La responsabilité de +l'écart+ observé lors de la vaccination au palais présidentiel et de celle d'un certain nombre de députés de plus de 70 ans nous incombe de façon collective, bien qu'elle ait eu lieu sous le regard attentif des observateurs de la FICR et alors que la Banque mondiale en avait été préalablement informée", a affirmé le député Assem Araji. "La morale de l'histoire est qu'il s'agit désormais de revenir à notre engagement initial envers le plan de vaccination et d'assumer nos responsabilités", a-t-il ajouté.

Mardi, les Libanais apprenaient que le chef de l'État Michel Aoun, son épouse, et dix "proches collaborateurs" s'étaient fait vacciner contre le coronavirus, quelques heures après une grave polémique suite à la vaccination d'une quinzaine de députés a priori en violation des modalités en place. La BM, qui finance l'achat de doses de vaccins au Liban, avait dénoncé mardi ce qu'elle a jugé être un "passe droit" en faveur des responsables politiques et son directeur pour le Moyen-Orient Saroj Kumar Jha avait menacé de suspendre le financement de cette campagne.

Dans un pays en crise, rongé par la corruption et le clientélisme, la BM et la FICR ont signé le 12 février un accord de partenariat, afin de superviser de manière indépendante la campagne de vaccination au Liban. Selon ces mesures, toute personne désirant se faire vacciner doit s'inscrire sur la plateforme ad hoc du ministère et attendre un rendez-vous. Actuellement, dans le cadre de la première phase de vaccination, seuls les personnes âgées de plus de 75 ans et le corps médical reçoivent leur injection contre le Covid-19. La campagne de vaccination n'est qu'à sa deuxième semaine, et le pays a jusque-là réceptionné environ 60.000 doses au total.

Le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, a affirmé jeudi que la vaccination de plusieurs députés, du président de la République Michel Aoun et de l'entourage présidentiel s'était produite "sous le regard attentif des observateurs de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge" (FICR) et que la Banque mondiale (BM) "en avait été préalablement informée". Cette déclaration de M. Araji, qui entre dans le cadre de la polémique ayant éclaté mardi autour de la vaccination de députés et de fonctionnaires non prioritaires, notamment parce qu'ils n'ont pas plus de 75 ans, intervient alors que la FICR avait affirmé ne pas avoir été informée de la vaccination ayant eu lieu au palais de Baabda, selon une porte-parole de la Fédération citée par notre...