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Économie

Ghajar appelle à trouver de l’argent pour le fuel d’EDL

Le ministre sortant de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, a déclaré hier à Reuters que son ministère ne serait plus en mesure de payer le carburant consommé par les centrales d’Électricité du Liban après fin mars si des financements supplémentaires n’étaient pas approuvés.

« Nous sommes dans une situation difficile, et s’il n’y a pas de fuel, il n’y aura pas d’électricité », a notamment déclaré le ministre qui a demandé au président Michel Aoun, au président du Parlement Nabih Berry et au Premier ministre sortant Hassane Diab d’approuver un prêt d’urgence de 1 500 milliards de livres pour acheter plus de carburant. Il a ajouté que le Liban gardait généralement deux mois de réserves de carburant d’avance pour ses centrales, sa situation financière ne lui permettant pas d’en conserver plus.

Endetté jusqu’au cou, le pays traverse une grave crise économique, financière, sociale et institutionnelle, sur fond de Covid-19, tandis que les plaies de la tragique double explosion du 4 août dernier qui a tué plus de 200 Libanais et ravagé une importante partie de la capitale n’ont pas encore été pansées. Si EDL ne produisait déjà pas en temps normal assez de carburant pour satisfaire la demande, l’établissement public a déjà dû baisser sa production de près de 20 % en 2020 pour des raisons financières. Le pays a en outre perdu un de ses fournisseurs de carburant, l’algérien Sonatrach, qui n’a pas renouvelé son contrat arrivé à terme fin 2020 ; tandis que celui de son autre fournisseur, le koweïtien KPC, n’a été prolongé que pour trois mois, selon nos informations. En l’absence de solution pérenne pour s’approvisionner en carburant, le pays a récemment annoncé un accord avec l’Irak devant lui permettre d’assurer une partie de ses besoins.


Le ministre sortant de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, a déclaré hier à Reuters que son ministère ne serait plus en mesure de payer le carburant consommé par les centrales d’Électricité du Liban après fin mars si des financements supplémentaires n’étaient pas approuvés. « Nous sommes dans une situation difficile, et s’il n’y a pas de fuel, il n’y aura pas...

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