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Dernières Infos - Formation du gouvernement

Le groupe aouniste se dit "étonné de l'absence de réactions positives" à l'initiative de Bassil

Le groupe aouniste se dit

Le chef du Courant patriotique libre (aouniste), Gebran Bassil. Photo d’archives Attila Kisbenedek/AFP

Le groupe parlementaire aouniste, composé essentiellement de membres du Courant patriotique libre de Gebran Bassil, s'est dit mardi "étonné de l'absence de réactions positives à l'initiative" que ce dernier avait proposée dimanche afin de débloquer l'impasse dans la formation du gouvernement.

Au cours d'une conférence de presse dimanche, Gebran Bassil s'était défendu de tout blocage dans la mise sur pied d'un cabinet, en réponse aux accusations du Premier ministre désigné Saad Hariri. Ce dernier est chargé de former un cabinet depuis mi octobre, mais sans succès jusque-là en raison d'un bras de fer avec le président de la République Michel Aoun. M Bassil avait proposé un cabinet de 20 ministres, dont l'un chrétien ne relevant pas du chef de l'État, alors que Saad Hariri insiste à former une équipe de 18 ministres et accuse M. Bassil et son camp de vouloir détenir sept portefeuilles afin d'obtenir le "tiers de blocage", un moyen de menacer de faire tomber le gouvernement à travers la démission de plus d'un tiers de ses membres. Des accusations dont se défend Gebran Bassil.

Tout en soulignant "la nécessité d'accélérer la formation du gouvernement dans le respect des principes constitutionnels et du Pacte National", le groupe parlementaire s'est dit surpris de "l'absence de réponses positives à l'initiative de M. Bassil qui ouvrirait la voie à une discussion raisonnable au sujet des réformes. Ce mépris, ainsi que les réactions vides de sens, montrent la différence entre la préoccupation nationale du groupe parlementaire (aouniste) et les efforts des autres pour consolider leur hégémonie et s'accaparer des droits", ont estimé les députés à l'issue de leur réunion hebdomadaire.

La formation a en outre apporté son soutien à son allié druze Talal Arslane qui réclame aussi un siège ministériel pour sa formation, face à son rival Walid Joumblatt.

Le groupe parlementaire aouniste a par ailleurs salué la nomination du magistrat Tarek Bitar comme juge d’instruction dans l’enquête sur la double explosion du 4 août au port de Beyrouth, après la mise à l'écart du juge Fadi Sawan, estimant qu'elle "constitue une réelle opportunité de restaurer la confiance dans le processus judiciaire libanais et de redonner espoir aux familles des victimes"

La nomination de M. Bitar pour poursuivre les investigations sur le drame du 4 août est supposée calmer les parents des victimes et apaiser les doutes exprimés par plusieurs parties quant à une volonté réelle des autorités de mener à son terme une enquête qui ne fait que traîner en longueur, tandis qu’aucune indication n’a encore été donnée par les canaux officiels sur les circonstances qui ont donné lieu au cataclysme.

"La nomination d'un nouveau juge constitue une réelle opportunité de restaurer la confiance dans le processus judiciaire libanais et de redonner espoir aux Libanais, aux familles des victimes, aux personnes blessées et de connaître la vérité", ont estimé les députés aounistes. "Saisir cette occasion redorerait le blason de la justice libanaise et réaffirmerait sa prévalence avant tout recours éventuel à une enquête internationale", ont-ils ajouté. Très tôt, le président Aoun s'était opposé à une enquête internationale, de peur qu'"elle ne dilue la vérité".

Le juge Fadi Sawan avait été dessaisi jeudi du dossier après que la chambre pénale près la Cour de cassation de Beyrouth a accepté le recours pour suspicion légitime présenté à son encontre par deux anciens ministres inculpés dans cette affaire, les députés Ghazi Zeaïter et Ali Hassan Khalil. Cette mise à l'écart avait provoqué la colère des familles des victimes qui réclament justice depuis plus de six mois.

Revenant enfin sur le tollé suscité aujourd'hui par les nouvelles ayant circulé sur la vaccination de plusieurs députés contrairement aux règles en place, le groupe aouniste a "refusé tout favoritisme dans le programme de vaccination  et appelé au respect des critères de priorité en vigueur pour tous. La "wasta" (passe-droit) ne peut pas passer avant les droits des personnes à la santé et à la vie", ont affirmé les députés.


Le groupe parlementaire aouniste, composé essentiellement de membres du Courant patriotique libre de Gebran Bassil, s'est dit mardi "étonné de l'absence de réactions positives à l'initiative" que ce dernier avait proposée dimanche afin de débloquer l'impasse dans la formation du gouvernement.Au cours d'une conférence de presse dimanche, Gebran Bassil s'était défendu de tout blocage...