Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Crises Au Liban

Priorité à un cabinet qui mettrait fin à l'effondrement financier, affirme le CPL

Priorité à un cabinet qui mettrait fin à l'effondrement financier, affirme le CPL

Le député et chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil. Photo AFP

Le bureau politique du Courant patriotique libre (CPL), dirigé par le député Gebran Bassil, a affirmé samedi que la priorité était de former un gouvernement capable de mettre fin à l'effondrement financier du pays, alors que le Liban, en proie à  une crise économique, financière et sociale sans précédent, aggravée par la pandémie de coronavirus, est sans gouvernement depuis août dernier.

"La priorité est de former un gouvernement qui réponde aux attentes de la population et assume ses responsabilités face aux crises accumulées, en commençant par mettre un terme à l'effondrement financier prolongé", a estimé le bureau politique du CPL, à l'issue de sa réunion périodique tenue par visioconférence.

La crise politique s'éternise, sur fond de bras de fer entre le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et le président de la République et fondateur du CPL, Michel Aoun. Désigné pour former un nouveau cabinet le 22 octobre 2020, M. Hariri n'est toujours pas parvenu à accomplir cette tâche et les deux hommes campent chacun sur ses positions. 

Le leader du CPL, Gebran Bassil, s'adressera demain aux Libanais, lors d'une conférence de presse annoncée suite au discours particulièrement virulent prononcé dimanche dernier par Saad Hariri à l'adresse du chef de l'État Michel Aoun et du courant qu'il a fondé. Dans son allocution, le chef du Courant du Futur avait rendu le président de la République et son camp responsables du blocage du processus de formation du cabinet et s'était fermement défendu face aux accusations selon lesquelles il porterait atteinte aux droits et aux prérogatives de la communauté chrétienne. 

Sur un autre plan, le bureau politique du CPL a appelé "les autorités judiciaires à accélérer la poursuite de l'enquête sur la double explosion meurtrière au port de Beyrouth et à faire paraître l'acte d'accusation que les Libanais attendent, pour commencer le procès et sanctionner ceux qui sont impliqués". Cette demande intervient alors que l'enquête piétine, suite au dessaisissement jeudi du juge Fadi Sawan du dossier sur base d'un recours pour suspicion légitime présenté contre lui par deux anciens ministres inculpés dans cette affaire, les députés Ghazi Zeaïter et Ali Hassan Khalil. Cette mise à l'écart avait provoqué la colère des familles des victimes. Le juge Tarek Bitar a été nommé hier par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) juge d’instruction en remplacement du juge Sawan.

Enfin, le bureau politique du CPL a insisté sur "la mise en œuvre de l'audit juricomptable de la Banque du Liban pour révéler la vérité, déterminer les responsabilités et les comptes à rendre et travailler à rendre aux déposants leur argent et leurs droits." Le mouvement a fait de la mise en œuvre de cet audit, une des réformes requises par la communauté internationale, son cheval de bataille depuis plusieurs mois. La formation aouniste accuse le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, d'être responsable de la crise économique et financière actuelle.

Le bureau politique du Courant patriotique libre (CPL), dirigé par le député Gebran Bassil, a affirmé samedi que la priorité était de former un gouvernement capable de mettre fin à l'effondrement financier du pays, alors que le Liban, en proie à  une crise économique, financière et sociale sans précédent, aggravée par la pandémie de coronavirus, est sans gouvernement depuis août dernier."La priorité est de former un gouvernement qui réponde aux attentes de la population et assume ses responsabilités face aux crises accumulées, en commençant par mettre un terme à l'effondrement financier prolongé", a estimé le bureau politique du CPL, à l'issue de sa réunion périodique tenue par visioconférence. La crise politique s'éternise, sur fond de bras de fer entre le Premier ministre désigné, Saad...