Après un mois et demi d’un bouclage renforcé et à quelques jours de la deuxième phase du déconfinement, les chiffres de la pandémie restent élevés, bien que relativement stables. De fait, 54 décès et 2 730 nouveaux cas ont été signalés hier, avec un taux de positivité aux tests PCR au cours des deux dernières semaines de 19,1 %. Ces chiffres font grimper à 348 793 le nombre cumulé des contaminations depuis le 21 février 2020, au nombre desquels 4 206 décès et 256 109 guérisons. Parmi les cas toujours actifs, 2 195 personnes sont hospitalisées, dont 918 en soins intensifs.
Après une première phase de déconfinement qui constitue un prolongement du bouclage renforcé, le pays s’apprête à passer lundi à la deuxième phase. La commission nationale chargée du suivi du coronavirus s’est réunie dans ce cadre pour évaluer la situation et a planché sur la deuxième étape du déconfinement. La commission n’a toutefois pas émis de recommandation à ce sujet. La commission interministérielle devrait se réunir aujourd’hui pour formuler ses décisions, alors que les commerçants multiplient les appels pour leur permettre de rouvrir au plus tôt. L’Association des commerçants de Jounieh, dans le Kesrouan, a ainsi demandé aux autorités de
reconsidérer leur décision de manière à leur permettre de rouvrir dès le début de la deuxième phase du déconfinement, sans avoir à attendre la troisième.
Sur le terrain, la campagne de vaccination se poursuivait hier pour le cinquième jour consécutif avec au total 17 000 personnes ayant reçu le vaccin. Alors que plusieurs centres de vaccination accrédités ont lancé des invitations à quiconque désirant de se faire piquer d’entrer directement en contact avec eux, le ministère de la Santé a souligné dans un communiqué que cette démarche constitue « une infraction à ses directives et aux critères de transparence et d’équité ». Il a rappelé que les rendez-vous doivent être pris exclusivement à travers la plateforme officielle, au risque de résilier les accords avec les centres contrevenants.
Enfin, face à un système hospitalier toujours saturé, le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, a affirmé que « la pandémie a révélé que la totalité du secteur sanitaire au Liban a besoin d’être radicalement réformé ».
Il a estimé, dans un tweet, que le système de paiements par l’État « d’allocations » aux hôpitaux « a échoué », appelant à trouver un système « alternatif ». « Il faut soutenir les hôpitaux gouvernementaux et mettre un terme à la nomination de leur conseil d’administration par des responsables politiques, a-t-il insisté. Il faut arrêter le gaspillage dans le secteur. »
Après une première phase de déconfinement qui constitue un prolongement du bouclage renforcé, le pays s’apprête à passer lundi à la deuxième phase. La commission nationale chargée du suivi du coronavirus...


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