L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, recevant à Doha le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, le 18 février 2021. Photo tirée du compte Twitter de Saad Hariri @saadhariri
L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, qui a reçu jeudi le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, à Doha, a appelé toutes les parties libanaises à "accélérer" le processus de formation d'un nouveau gouvernement au Liban, les incitant notamment à prioriser "l'intérêt national".
Lors de son entretien avec M. Hariri, l'émir qatari a rappelé "le soutien" de son pays au Liban. Il a enjoint "toutes les parties à donner la priorité à l'intérêt national et à former rapidement le nouveau gouvernement, afin de lutter contre les crises et défis" auxquels doit faire face le pays du Cèdre. Les deux hommes ont discuté des "derniers développements" au sujet de la mise sur pied de ce cabinet, selon l'agence de presse nationale qatarie (QNA).
En visite au Qatar, Saad Hariri avait été reçu mercredi soir par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari, cheikh Mohammad ben Abdel Rahman Al-Thani. Avec cette nouvelle escale, M. Hariri a repris la tournée internationale qui l'avait mené ces dernières semaines en Turquie, en Égypte, aux Émirats arabes unis et en France, afin d'obtenir le soutien de la communauté internationale dans sa mission de formation d'un gouvernement. Après Doha, M. Hariri se rendra de nouveau aux Emirats puis en Irak, selon notre correspondant politique Mounir Rabih.
Le vice-Premier ministre qatari avait effectué une visite officielle au pays du Cèdre le 9 février, lors de laquelle il avait appelé les responsables libanais à mettre leurs "intérêts individuels" de côté pour assurer la formation rapide d'un nouveau gouvernement, espérant que la solution à la crise gouvernementale puisse être trouvée "à Beyrouth". Lors de ce déplacement de quelques heures, le responsable qatari n'avait pas pu s’entretenir avec M. Hariri qui se trouvait alors en déplacement à Paris.
Désigné le 22 octobre 2020, M. Hariri n'est toujours pas parvenu à constituer son gouvernement, en raison d'un bras de fer politique avec le président de la République, Michel Aoun, portant notamment sur le nombre de portefeuilles et leur attribution.


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