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Dernières Infos - Syrie

Un Américain libéré par des jihadistes après six mois de détention

Des combattants islamistes en Syrie. Photo d'archives AFP

Un Américain installé dans le nord-ouest de la Syrie, se décrivant comme journaliste mais soupçonné de proximité avec la mouvance jihadiste, a été libéré mercredi par la faction au pouvoir à Idleb, selon une ONG.

Bilal Abdul Kareem, un Américain de 49 ans converti à l'islam, avait été interpellé en août dernier par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qui domine près de la moitié de la province d'Idleb, échappant toujours au contrôle de Damas.

HTS "a libéré Bilal Abdul-Karim (...) plus de six mois après son arrestation", a indiqué mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Condamné initialement à un an et demi de prison par un tribunal local, selon l'Observatoire, sa libération a été précipitée à la faveur de l'intervention de "notables et de figures" locales.

L'arrestation de Bilal Abdul Kareem pourrait avoir été liée à celle de Tauqir Sharif, un britannique déchu de sa nationalité par la Grande-Bretagne, également installé en Syrie. Se présentant comme un travailleur humanitaire, Tauqir Sharif avait aussi été arrêté par HTS, l'ex-branche syrienne d'el-Qaëda, sur fond de lutte entre factions jihadistes. M. Abdul Kareem avait alors publié une interview de sa femme, Racquell Hayden Best, accusant HTS de détention arbitraire et de torture. Selon l'OSDH, la publication de cet entretien vidéo à charge a précipité l'arrestation d'Abdul Kareem, de son vrai nom Darrell Lamont Phelps. Converti à l'islam, ce dernier s'est installé au Moyen-Orient dès 2002 et est entré en Syrie en 2012. Il a notamment collaboré avec des médias réputés tels que CNN, avant de créer sa propre chaîne sur les réseaux sociaux. S'il s'est fait connaître pour ses interviews avec des combattants radicalisés et des membres d'el-Qaëda, ces entretiens ont alimenté les soupçons de proximité avec les réseaux jihadistes syriens.

Déclenchée en mars 2011 par la sanglante répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de puissances étrangères et la montée en puissance des groupes jihadistes. Elle a fait plus de 387.000 morts.

Un Américain installé dans le nord-ouest de la Syrie, se décrivant comme journaliste mais soupçonné de proximité avec la mouvance jihadiste, a été libéré mercredi par la faction au pouvoir à Idleb, selon une ONG.Bilal Abdul Kareem, un Américain de 49 ans converti à l'islam, avait été interpellé en août dernier par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qui domine près de la moitié de la province d'Idleb, échappant toujours au contrôle de Damas.HTS "a libéré Bilal Abdul-Karim (...) plus de six mois après son arrestation", a indiqué mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Condamné initialement à un an et demi de prison par un tribunal local, selon l'Observatoire, sa libération a été précipitée à la faveur de l'intervention de "notables et de figures" locales.L'arrestation de...