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Dernières Infos - Formation Du Gouvernement Au Liban

Arslane et ses alliés druzes dénoncent "l'empiètement sur les droits" de leur communauté

Arslane et ses alliés druzes dénoncent

Rencontre entre responsables politiques et religieux druzes proches du leader Talal Arslane, le 16 février 2020 à son domicile de Khaldé. Photo fournie par notre correspondante Hoda Chedid

Des responsables politiques et religieux druzes proches ou affiliés au Parti démocratique libanais de Talal Arslane, lui-même proche du président de la République Michel Aoun, ont dénoncé mardi ce qu'ils considèrent être "un empiétement sur le droit des druzes" dans la formation du prochain gouvernement, tout en saluant la position du chef de l'Etat à ce sujet.

Le Premier ministre désigné Saad Hariri, qu'un bras de fer oppose à Michel Aoun autour de la formation du gouvernement, souhaite former un cabinet de 18 membres. Ce qui signifie, suivant la répartition par confession, que la communauté druze n’aura droit qu’à un seul siège, qui serait octroyé à la formation de Walid Joumblatt, rival druze de Talal Arslane.

"Nous regrettons d'être contraints aujourd'hui, au regard de la confusion interne et de la folie autour du système confessionnel de partage des parts, d'exiger une juste représentation communautaire des druzes, alors que nous sommes témoins d'une violation des droits des druzes (...) dans la formation du gouvernement", a affirmé l'ancien ministre Saleh Gharib, chargé de lire le communiqué au nom de "La Rencontre de Khaldé", du nom de la ville où réside M. Arslane. L'ex-ministre Wiam Wahhab, l'un des opposants les plus farouches de Walid Joumblatt, assistait, entre autres personnes, à cette réunion.

"L'empiètement flagrant sur le droit d'une communauté fondatrice de l'entité libanaise, qui se traduit par une représentation injuste au sein du gouvernement sous prétexte de former un cabinet d'experts, (...) n'a rien à voir avec un gouvernement de spécialistes ou avec le Pacte national", a-t-il ajouté. "Nous voyons plutôt ce gouvernement comme étant malveillant et visant à réduire la diversité politique druze qui a des centaines d'années de plus que le Liban. Notre position à ce sujet ne changera en aucun cas", a-t-il dit, saluant la position du président de la République Michel Aoun à ce sujet. Les dirigeants druzes ont également demandé dans ce communiqué au Hezbollah et au mouvement Amal, leurs alliés chiites, d'œuvrer pour "empêcher de porter atteinte à l'équilibre politique délicat dans la Montagne" druze. 

Le Liban est sans nouveau gouvernement depuis plus de six mois et la démission du Premier ministre sortant Hassane Diab, le 10 août 2020, dans la foulée de l'explosion meurtrière au port de Beyrouth. Mais le cabinet Diab continue de gérer les affaires courantes, en attendant la formation d'un nouveau gouvernement.

Des responsables politiques et religieux druzes proches ou affiliés au Parti démocratique libanais de Talal Arslane, lui-même proche du président de la République Michel Aoun, ont dénoncé mardi ce qu'ils considèrent être "un empiétement sur le droit des druzes" dans la formation du prochain gouvernement, tout en saluant la position du chef de l'Etat à ce sujet. Le Premier ministre désigné Saad Hariri, qu'un bras de fer oppose à Michel Aoun autour de la formation du gouvernement, souhaite former un cabinet de 18 membres. Ce qui signifie, suivant la répartition par confession, que la communauté druze n’aura droit qu’à un seul siège, qui serait octroyé à la formation de Walid Joumblatt, rival druze de Talal Arslane."Nous regrettons d'être contraints aujourd'hui, au regard de la confusion interne et de la folie...