Le logo du Courant du Futur du Premier ministre désigné Saad Hariri. Photo d'illustration Ani
Le bureau politique du Courant du Futur du Premier ministre désigné, Saad Hariri, s'est félicité du discours tenu par ce dernier dimanche à l'occasion du 16e anniversaire de l'assassinat de son père, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, estimant que cette allocution avait "dévoilé qui entravait le processus de formation du gouvernement", en allusion au chef de l'Etat, Michel Aoun, et son camp. La formation haririenne a également dénoncé les "réactions communautaires sans valeur" du camp aouniste.
A l'issue de sa réunion périodique tenue par visioconférence, le bureau politique du parti dirigé par Saad Hariri s'est ainsi félicité de "la transparence et de la franchise du discours" du leader sunnite "vis-à-vis de l'opinion publique quant à la partie qui fait obstacle à la formation d'un gouvernement de spécialistes non partisans dans l'esprit de l'initiative française et de la Constitution pour arrêter l'effondrement, mettre en œuvre des réformes et reconstruire ce qui a été détruit par l'explosion du port (...)". Dans un discours prononcé à l’occasion de la commémoration de l’assassinat de son père dimanche, Saad Hariri, désigné Premier ministre le 22 octobre 2020, n’a pas porté de gants, faisant assumer la responsabilité de l’impasse gouvernementale au président de la République et à son camp politique. M. Hariri, qui avait maintenu jusqu’à ce jour une certaine confidentialité au sujet de ses entretiens avec le chef de l’État, a dévoilé les coulisses des tractations pour former un cabinet d'experts, dans lequel selon lui le camp du chef de l'État exige le tiers de blocage, ce qu'il refuse.
Le Courant du Futur a dans ce contexte dénoncé "les réactions communautaires sans valeur au discours, dépourvues de tout contenu politique, et auxquelles il est inutile de répondre, étant donné la justesse et la clarté du discours (de Saad Hariri) qui a dévoilé qui faisait blocage et mis fin à la désinformation".
Le conseiller du président Aoun, l'ex-ministre de la Justice, Salim Jreissati, avait critiqué lundi "l’insoutenable légèreté" des propos prononcés par Saad Hariri, affirmant que ce n’était pas à ce dernier de donner des garanties aux chrétiens. A son tour, le Futur n'avait alors pas tardé à répondre, dans une guerre de communiqués devenue coutumière entre les deux camps.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine