Un homme passe devant la mosquée des Omeyyades dans le vieux Damas le 24 mars 202. Photo d'archives AFP - LOUAI BESHARA
Des tirs nocturnes de missiles imputés à Israël ont visé des "cibles" aux environs de Damas, capitale de la Syrie, a rapporté lundi l'agence de presse syrienne Sana, précisant que la défense antiaérienne avait été activée pour contrer cette "agression".
Depuis le déclenchement en 2011 de la guerre chez son voisin syrien, l'Etat hébreu y a mené des centaines de frappes contre des positions du pouvoir syrien et de ses alliés, les troupes iraniennes et les forces du Hezbollah libanais. Peu après minuit, "l'ennemi israélien a mené une agression avec des salves de missiles (tirés) depuis le Golan syrien occupé et la Galilée", a rapporté l'agence Sana, citant une source militaire.
Ces bombardements visaient "des cibles aux environs de Damas", ajoute la même source sans plus de détails, précisant que la défense antiaérienne syrienne a été activée et a "abattu la plupart" des missiles. Début février, la Syrie a accusé Israël d'avoir tiré des missiles sur le sud de son territoire.
A la mi-janvier déjà, au moins 57 soldats et combattants prorégime avaient été tués dans des raids visant la province de Deir Ezzor, dans l'extrême est de la Syrie, l'attaque la plus meurtrière jamais menée par l'Etat hébreu dans une Syrie en guerre, selon une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Israël déclare régulièrement qu'il ne permettra pas à la Syrie de devenir la tête de pont des forces iraniennes.
Déclenchée en mars 2011 par la sanglante répression de manifestations en faveur de la démocratie, la guerre en Syrie s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de puissances étrangères et une multiplication des factions armées. Elle a fait plus de 387.000 morts et entraîné le déplacement de millions de personnes.


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