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Économie - Électricité

La Banque centrale insiste sur l’urgence d’adopter un plan de rationalisation des subventions

Alors que le contrat entre Électricité du Liban (EDL) et la société PrimeSouth, chargée de l’opération et de la maintenance des centrales de Deir Ammar et Zahrani, arrive à échéance le 15 février, aucun remplaçant n’a été envisagé pour l’instant, et bien qu’une reconduction jusqu’en 2022 du contrat de l’opérateur américain soit une possibilité, rien n’est moins sûr. « Il est très possible que nous ne le renouvelions pas », indiquait-on chez PrimeSouth au Commerce du Levant, il y a encore quelques jours. Pour cause ? Les arriérés de paiements qu’accumule EDL face à ses prestataires, alors que le Liban subit une pénurie de dollars, une devise en laquelle est libellée une grande partie des coûts de maintenance et d’entretien du parc électrique.

Dans ce contexte, et face aux nombreuses demandes reçues de la part d’EDL, des ministères concernés par les subventions et des importateurs de produits subventionnés, la BDL a indiqué hier avoir envoyé une note au ministère des Finances dans laquelle elle insiste sur « la nécessité d’adopter un plan immédiat de rationalisation des subventions ». En effet, outre le fuel d’EDL, la BDL subventionne aussi, dans différentes mesures et à différents taux de change (1 507,5 livres libanaises, la parité officielle, ou 3 900 livres le dollar, le « dollar libanais ») plusieurs produits jugés essentiels. Par conséquent, « tout retard dans la mise en place de ce plan aura des répercussions négatives » sur la situation socio-économique. Dans ce cadre, elle a aussi demandé « l’identification des mesures qui seront mises en place par le gouvernement afin d’assurer le stock nécessaire de devises étrangères », indispensables pour ces importations.

En parallèle, et concernant exclusivement le secteur de l’électricité, la Banque centrale a « réitéré » sa proposition d’élaborer « une étude globale incluant tous les contrats passés par EDL, au sein de laquelle sera expliquée la façon dont les différentes entreprises ont été choisies et qui s’assurera qu’il n’y aurait pas moyen de réduire les coûts ».

La BDL indique finalement la nécessité de mettre en place une « entité unique de référence, choisie par le gouvernement », qui sera responsable de donner son accord sur le paiement de toutes les factures présentées par EDL, par les ministères concernés et par les importateurs de produits subventionnés. Celle-ci sera responsable de tous les paiements réalisés en dollars pour les importations de produits subventionnés et de tout abus qui pourra en découler.

Alors que le contrat entre Électricité du Liban (EDL) et la société PrimeSouth, chargée de l’opération et de la maintenance des centrales de Deir Ammar et Zahrani, arrive à échéance le 15 février, aucun remplaçant n’a été envisagé pour l’instant, et bien qu’une reconduction jusqu’en 2022 du contrat de l’opérateur américain soit une possibilité, rien n’est moins sûr. « Il est très possible que nous ne le renouvelions pas », indiquait-on chez PrimeSouth au Commerce du Levant, il y a encore quelques jours. Pour cause ? Les arriérés de paiements qu’accumule EDL face à ses prestataires, alors que le Liban subit une pénurie de dollars, une devise en laquelle est libellée une grande partie des coûts de maintenance et d’entretien du parc électrique.Dans ce contexte, et face aux nombreuses...
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