Les coûts du transport remportent la palme de la hausse mensuelle avec un taux de 44,02 % en décembre, essentiellement dû à l’augmentation des prix des voitures neuves, selon l’ACS. Photo J.R.B.
L’indice des prix à la consommation (IPC) pour l’année 2020, calculé par l’Administration centrale de la statistique (ACS), a explosé les compteurs des sept dernières années, au moins, en atteignant un taux de 84,9 %, alors qu’il était évalué à 2,9 % en 2019 et n’avait jamais été au-delà des 6 % depuis 2013. Cette constatation intervient alors que l’indice mensuel des prix à la consommation, calculé par le même institut, a, lui, battu son record de l’année en décembre avec un score de 284,04 points, soit une augmentation de 145,84 % en glissement annuel. Il s’agit là d’une nette hausse par rapport au mois précédent établi à +133,47 %, en marge de la crise économique et financière qui sévit au Liban depuis plus d’un an. La base (100) considérée est celle de décembre 2013.
Augmentation des prix en décembre en glissement annuel.
En rythme annuel, ce sont les prix de l’ameublement qui ont le plus augmenté en décembre (+655,14 %), alors que les habitants des quartiers voisins du port de Beyrouth ont poursuivi la reconstruction de leur habitation après la double explosion du 4 août dernier. Ils sont suivis par les prix des restaurants et des hôtels (+608,97 %) et ceux des vêtements et des chaussures (+559,77 %), toujours sur la même période. Ces derniers marquent également une inflation en glissement mensuel d’un taux positif de 16,58 %.
Les prix de l’alimentation et des boissons non alcoolisées ont, eux, augmenté de 402,25 % en décembre en glissement annuel, talonnés de près par ceux des boissons alcoolisées et du tabac (+392,46 %). En glissement mensuel, ces prix ont respectivement augmenté de 2,15 % et de 6,99 %, tandis que les coûts du transport remportent la palme de la hausse mensuelle avec un taux de 44,02 %, essentiellement dû à l’augmentation des prix des voitures neuves, selon l’ACS. Aucune déflation des prix à la consommation n’est de surcroît indiquée dans ce bilan consacré à décembre dernier, ni en rythme mensuel ni en glissement annuel.
Enfin, les prix en glissement mensuel ont augmenté dans tous les mohafazats, Liban-Sud en tête avec un taux de 12,5 %. Il est suivi du Liban-Nord (8,32 %), du Mont-Liban (7,98 %), de la capitale (7,24 %) et de Nabatiyé (7,14 %). La région de la Békaa ferme la marche avec un indice évalué à +6,41 %. La moyenne nationale est quant à elle calculée à +8,15 %, toujours en rythme mensuel à fin décembre.

