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Économie - Transparence

L’audit juricomptable attend toujours une réponse de la part de la BDL

Le ministre sortant des Finances Ghazi Wazni s’est entretenu hier avec le chef de l’État Michel Aoun au sujet des « différentes étapes » à franchir pour entamer l’audit juricomptable des comptes de la Banque du Liban (BDL), qui vise à détecter d’éventuelles fraudes. Il a ainsi précisé attendre « une décision de la part du conseil central de la BDL concernant cet audit ». « Dès que nous aurons reçu cette approbation, Alvarez & Marsal pourra reprendre » sa mission, a-t-il souligné.

Or cela fait déjà plus d’un mois que le cabinet américain attend une décision au sujet de la « coopération » de la BDL, selon une source proche du dossier. En effet, bien que l’État libanais ait signé en septembre un contrat avec Alvarez & Marsal, ce dernier avait finalement jeté l’éponge en novembre face au refus de la Banque centrale de lui fournir plusieurs documents et informations en invoquant le secret bancaire. Toutefois, le 21 décembre, le Parlement a adopté une loi levant le secret bancaire sur les comptes de la BDL et des institutions publiques, permettant ainsi au Liban de reprendre contact avec la société d’audit à la veille de Noël. Un nouveau contrat devra être signé pour englober les comptes des institutions publiques.

L’audit des comptes de la Banque centrale est l’une des réformes réclamées par la communauté internationale, conditions sine qua non à tout déblocage d’une aide financière au Liban, qui fait face à une crise économique et financière, ainsi qu’une dépréciation de sa monnaie de près de 80 %.

Concernant le budget de l’État pour l’exercice 2021, le ministre sortant a insisté sur la nécessité de « débattre » de l’avant-projet qu’il avait envoyé à la présidence du Conseil à la fin du mois de janvier, afin qu’il soit « rapidement » transféré au Parlement et adopté. Ce texte a engendré une levée de boucliers de la part de plusieurs agents concernant notamment l’instauration d’une taxe ponctuelle de « solidarité nationale » allant de 1 à 2 % sur les comptes bancaires supérieurs à 1 million de dollars ou 1,5 milliard de livres à la date du 31 octobre 2020.


Le ministre sortant des Finances Ghazi Wazni s’est entretenu hier avec le chef de l’État Michel Aoun au sujet des « différentes étapes » à franchir pour entamer l’audit juricomptable des comptes de la Banque du Liban (BDL), qui vise à détecter d’éventuelles fraudes. Il a ainsi précisé attendre « une décision de la part du conseil central de la BDL concernant cet audit ». « Dès que nous aurons reçu cette approbation, Alvarez & Marsal pourra reprendre » sa mission, a-t-il souligné.Or cela fait déjà plus d’un mois que le cabinet américain attend une décision au sujet de la « coopération » de la BDL, selon une source proche du dossier. En effet, bien que l’État libanais ait signé en septembre un contrat avec Alvarez & Marsal, ce dernier avait finalement...
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