Le secrétaire général du syndicat des éleveurs de volailles, William Boutros, a appelé hier dans un communiqué à une augmentation du « quota » de soutien de la part de la Banque du Liban (BDL) au secteur. La Banque centrale subventionne en effet au taux de 3 900 livres pour un dollar le fourrage, alors que le taux du marché noir flirte avec les 9 000 livres depuis plusieurs semaines. Or, en raison de l’augmentation de « 45 % » des cours mondiaux des céréales en se basant sur ceux du maïs et du soja, les professionnels de la filière ne peuvent plus, selon lui, respecter les prix officiels de la volaille fixés en septembre par les ministres sortants de l’Économie et du Commerce Raoul Nehmé, et de l’Agriculture Abbas Mortada. William Boutros met donc en garde contre une augmentation des prix du poulet, alors que le taux d’inflation en 2020 a atteint des sommets (voir par ailleurs). La hausse des cours est due à une faiblesse de l’offre à cause de mauvaises conditions climatiques (comme le froid en Russie et en Ukraine, et la sécheresse en Amérique latine), et des restrictions des exportations en raison de la pandémie actuelle (taxe russe à l’export), mais aussi à une forte demande mondiale, en particulier chinoise. Cela a aussi eu pour conséquence une augmentation du prix du pain au Liban en janvier.
Économie - Agriculture
Les éleveurs de volailles demandent une augmentation de la subvention de la BDL
OLJ / le 12 février 2021 à 00h00

